La dette de la France grimpera jusqu’à 121,7 % en 2027 : l’endettement du pays au plus haut depuis 30 ans

## La dette publique française devrait atteindre un niveau inédit depuis trois décennies Selon les projections communiquées samedi par le ministère de l'Économi
## La dette publique française devrait atteindre un niveau inédit depuis trois décennies
Selon les projections communiquées samedi par le ministère de l'Économie, la dette publique de la France atteindrait 119,3 % du PIB en 2026, avant de grimper à 121,7 % en 2027. Un niveau qui, s'il se confirme, constituerait le plus haut niveau d'endettement du pays depuis une trentaine d'années, d'après les informations rapportées par Midi Libre.
## Une trajectoire portée par un déficit persistant
Bercy justifie cette progression par un déficit public qui demeure structurellement élevé, sans parvenir à se résorber au rythme escompté. En effet, la trajectoire annoncée s'inscrit dans un contexte où les recettes fiscales peinent à couvrir des dépenses publiques maintenues à un niveau important, notamment en matière sociale et de fonctionnement des administrations. Cette dynamique, déjà observée lors des exercices précédents, semblerait s'installer dans la durée, d'autant plus que la croissance économique attendue reste modérée. Le franchissement du seuil symbolique des 120 % du PIB marquerait une étape supplémentaire dans l'éloignement des critères de Maastricht, qui fixent la référence à 60 % du PIB pour les États membres de l'Union européenne.
## Un contexte européen sous surveillance
Cette annonce intervient alors que plusieurs institutions, dont la Commission européenne, suivent de près les finances publiques des États membres les plus endettés. La France pourrait ainsi faire l'objet d'une attention accrue dans le cadre des procédures de surveillance budgétaire. Par ailleurs, le coût de la charge de la dette, en hausse sous l'effet de la remontée des taux d'intérêt observée depuis 2022, viendrait alourdir mécaniquement les dépenses de l'État. Selon plusieurs économistes cités dans la presse spécialisée, cette situation réduirait les marges de manœuvre budgétaires disponibles pour financer d'éventuelles politiques nouvelles ou amortir un choc économique.
## Des comparaisons historiques éclairantes
Pour mesurer l'ampleur de cette projection, il faut rappeler que la dette publique française s'établissait autour de 20 % du PIB au début des années 1980, avant de franchir la barre des 100 % au début des années 2020, dans le sillage de la crise sanitaire. Toutefois, la configuration actuelle diffère : la hausse n'est plus seulement conjoncturelle, mais traduirait une tendance de fond liée à l'écart entre dépenses et recettes. D'après des sources gouvernementales, aucune inflexion majeure de cette courbe ne serait anticipée avant la fin de la décennie, ce qui nourrit les débats sur la soutenabilité des finances publiques françaises.
## Un enjeu de crédibilité budgétaire
La question centrale réside désormais dans la capacité de l'exécutif à présenter une trajectoire crédible de redressement auprès de ses partenaires européens et des marchés financiers. Une dégradation de la notation souveraine, évoquée à plusieurs reprises par les agences, pourrait renchérir le coût du financement de l'État. Cependant, aucune décision en ce sens n'a été officiellement annoncée à ce stade. Les prochaines discussions budgétaires, notamment dans le cadre du projet de loi de finances, devraient permettre d'évaluer si les engagements annoncés se traduisent par des mesures concrètes.