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« La détresse saoudienne peut accroître le besoin d’Israël » : face aux houthistes, l’Arabie saoudite se tourne discrètement vers l’État hébreu

Une · · Par Claire BERNARD

« La détresse saoudienne peut accroître le besoin d’Israël » : face aux houthistes, l’Arabie saoudite se tourne discrètement vers l’État hébreu

## « La détresse saoudienne peut accroître le besoin d'Israël » : Riyad et l'État hébreu, une coopération sécuritaire qui s'installe dans l'ombre Alors que le c

## « La détresse saoudienne peut accroître le besoin d'Israël » : Riyad et l'État hébreu, une coopération sécuritaire qui s'installe dans l'ombre Alors que le conflit avec les houthistes s'intensifie au Yémen, l'Arabie saoudite se tournerait discrètement vers Israël pour obtenir du renseignement et des capacités de défense, selon des informations rapportées par la presse israélienne et relayées par Le Figaro dans son édition du 15 septembre 2026. Cette coopération sécuritaire, qui progresserait à bas bruit, contraste avec le gel persistant de toute normalisation politique entre Riyad et l'État hébreu. ## Une demande d'assistance transmise via le Centcom D'après plusieurs sources régionales citées par des médias israéliens, le royaume saoudien aurait sollicité, par l'intermédiaire du commandement américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, une assistance israélienne face aux houthistes. Cette requête porterait notamment sur l'acquisition de renseignements concernant les dirigeants de la milice yéménite, leurs installations militaires ainsi que leurs capacités en matière de missiles et de drones. Selon ces mêmes sources, il s'agirait d'une démarche indirecte, passant par le canal américain, ce qui témoignerait de la sensibilité politique d'un tel rapprochement pour Riyad. ## Un contexte de pression iranienne et de revers militaires La situation sécuritaire du royaume s'est en effet dégradée ces derniers mois. Pris en étau entre l'Iran et son allié yéménite, le prince héritier Mohammed Ben Salman se serait vu refuser un soutien militaire direct américain, selon Le Figaro. Cette fin de non-recevoir aurait contraint Riyad à explorer d'autres voies pour renforcer sa défense. Israël, comme l'Arabie saoudite, est en guerre contre ce proxy yéménite de l'Iran, ce qui crée une convergence d'intérêts objectifs entre les deux pays, indépendamment de leurs divergences politiques. ## Une normalisation politique toujours gelée Cependant, cette coopération sécuritaire ne signifie pas pour autant une avancée vers une normalisation diplomatique. Les accords d'Abraham, qui avaient permis le rapprochement d'Israël avec plusieurs pays arabes, n'ont pas encore intégré l'Arabie saoudite. Le royaume conditionnerait toujours une reconnaissance officielle de l'État hébreu à des garanties substantielles, notamment sur la question palestinienne et sur un volet de défense face à l'Iran. Toutefois, la pression des houthistes pourrait modifier les calculs stratégiques de Riyad, d'autant plus que l'État hébreu a longtemps tenté de normaliser ses relations avec le royaume sans y parvenir. ## Un partenariat de circonstance aux implications régionales Cette coopération, si elle se confirme, pourrait avoir des implications plus larges sur l'équilibre régional. En effet, elle renforcerait l'axe informel anti-iranien qui se dessine au Moyen-Orient, associant Israël, certains pays du Golfe et les États-Unis. Par ailleurs, elle poserait la question de la réversibilité de ces échanges : un tel partenariat pourrait-il survivre à une accalmie avec les houthistes, ou bien constituerait-il la base d'une relation plus structurée ? À ce stade, aucune confirmation officielle n'a été apportée par Riyad ni par Jérusalem, et les autorités saoudiennes n'ont pas commenté ces informations, qui demeurent, selon les sources citées, au stade de démarches discrètes.