La Data Room : 28,6% = Part de l’effet prix dans la croissance des Capex AI – 29/06

# La Data Room : 28,6% de l'effet prix dans la croissance des dépenses d'investissement en intelligence artificielle L'inflation des composants et des infrastru
# La Data Room : 28,6% de l'effet prix dans la croissance des dépenses d'investissement en intelligence artificielle
L'inflation des composants et des infrastructures pèse lourdement sur les budgets consacrés à l'intelligence artificielle. Selon les données présentées dans l'émission BFM Bourse du 29 juin, la part de l'effet prix représenterait 28,6% dans la croissance des Capex (dépenses d'investissement) dédiés à l'IA. Ce chiffre, issu des analyses de Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et de Roland Kaloyan, responsable de la stratégie actions européennes chez Société Générale CIB, interroge sur la soutenabilité des investissements dans un contexte de hausse des coûts.
## Une inflation structurelle des composants technologiques
### La pression sur les semi-conducteurs et les serveurs
L'essor de l'intelligence artificielle générative a provoqué une demande explosive en processeurs graphiques (GPU) et en serveurs spécialisés. Les prix de ces équipements, déjà sous tension depuis la pandémie, ont continué d'augmenter sous l'effet d'une offre insuffisante face à une demande qui, selon les intervenants de BFM Bourse, ne montre aucun signe d'essoufflement. Cette hausse des coûts d'acquisition des infrastructures explique en partie le poids de l'effet prix dans la croissance globale des Capex AI, estimé à près de 30%.
### Un rééquilibrage progressif de l'offre
Les analystes présents sur le plateau de Guillaume Sommerer ont souligné que les efforts de production des fabricants, notamment NVIDIA et AMD, devraient permettre un rééquilibrage progressif. Toutefois, la demande portée par les géants du cloud (Amazon, Microsoft, Google) et les start-up spécialisées maintient une pression constante sur les prix. Le conditionnel reste de mise quant à une éventuelle baisse des tarifs à court terme, les délais de livraison demeurant allongés.
## Les conséquences sur la stratégie des entreprises
### Une sélectivité accrue dans les investissements
Face à cette composante prix qui grève leurs budgets, les entreprises adoptent des stratégies plus sélectives. Les Capex ne sont plus alloués de manière uniforme : les projets les plus prometteurs en termes de retour sur investissement sont privilégiés. Cette rationalisation pourrait, selon les experts invités, ralentir le déploiement de l'IA dans certains secteurs moins prioritaires, créant un déséquilibre entre les acteurs capables d'absorber ces coûts et ceux contraints de temporiser.
### Un impact sur la valorisation boursière
Les marchés financiers, qui ont largement intégré les promesses de l'IA, commencent à scruter la rentabilité réelle de ces investissements. Les valeurs technologiques, notamment celles exposées à l'IA, pourraient subir une volatilité accrue si l'effet prix continue de peser sur les marges. Les intervenants de l'émission, dont Roland Kaloyan, ont évoqué une possible correction sectorielle si les bénéfices attendus ne se matérialisent pas dans les délais impartis.
## Perspectives et enjeux pour les investisseurs
La part de 28,6% de l'effet prix dans la croissance des Capex AI constitue un indicateur clé pour les analystes financiers. Si cette tendance se confirme, les entreprises devront intégrer une composante inflationniste durable dans leurs modèles de prévision. Les investisseurs, quant à eux, devront distinguer les acteurs capables de maîtriser leurs coûts d'approvisionnement de ceux exposés à une érosion de leurs marges. Le débat, qui a animé l'émission BFM Bourse, illustre la complexité d'évaluer la rentabilité future d'un secteur où la demande technologique et les contraintes d'offre s'entremêlent.