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La Data Room : 22% : correspond à la part de marché de Waymo sur le marché des VTC à San Francisco – 16/09

Economie · · Par Julie MOREAU

La Data Room : 22% : correspond à la part de marché de Waymo sur le marché des VTC à San Francisco – 16/09

## Waymo atteint 22 % du marché des VTC à San Francisco Selon les informations relayées par BFM Business dans son émission « La Data Room » du mercredi 16 septe

## Waymo atteint 22 % du marché des VTC à San Francisco Selon les informations relayées par BFM Business dans son émission « La Data Room » du mercredi 16 septembre, Waymo — la filiale de véhicules autonomes de Google, rattachée à la maison mère Alphabet — contrôlerait désormais 22 % du marché des voitures de transport avec chauffeur (VTC) à San Francisco. Ce chiffre, s'il se confirme, marque une étape symbolique dans la montée en puissance des robotaxis face aux acteurs traditionnels du secteur. ## Un basculement progressif du marché californien San Francisco fait figure de laboratoire mondial de la mobilité autonome. La ville a été l'une des premières au monde à autoriser, dès 2023, la circulation commerciale de robotaxis sans conducteur de sécurité à bord, une décision validée par la California Public Utilities Commission. Waymo y opère depuis plusieurs années, d'abord en phase de test, puis en service commercial ouvert au grand public. Le seuil de 22 % rapporté par BFM Business suggère que l'entreprise a franchi un palier : elle ne serait plus un simple expérimentateur, mais un concurrent crédible d'Uber et de Lyft, les deux plateformes historiques du VTC américain. ## Une concurrence sous pression Pour Uber et Lyft, l'enjeu est considérable. San Francisco constitue l'un de leurs marchés les plus denses et les plus rentables, avec une clientèle urbaine connectée et des trajets courts fréquents. Une part de marché de 22 % captée par un opérateur sans chauffeur humain modifie l'équation économique du secteur : Waymo n'a pas à rémunérer de conducteurs, ce qui pèse structurellement sur ses coûts variables. À l'inverse, ses investissements en flotte, en capteurs Lidar et en maintenance restent massifs. La rentabilité réelle de l'opération n'est, à ce stade, pas documentée publiquement. ## Des chiffres à manier avec prudence Le chiffre de 22 % cité par BFM Business mérite toutefois d'être contextualisé. Il provient d'une émission de décryptage économique, et non d'un rapport officiel de régulateur ou d'une publication financière auditée. La méthodologie retenue — nombre de courses, chiffre d'affaires, kilomètres parcourus — n'est pas précisée dans les éléments disponibles. Selon les critères choisis, la part de marché réelle de Waymo à San Francisco pourrait varier sensiblement. D'autres estimations circulant dans la presse spécialisée américaine évoquent des ordres de grandeur comparables, ce qui renforce la plausibilité du chiffre sans pour autant le valider définitivement. ## Un signal pour l'ensemble du secteur Au-delà du cas san-franciscain, cette donnée illustre une tendance de fond : la mobilité autonome entre progressivement dans une phase de concurrence commerciale réelle, et non plus seulement expérimentale. D'autres métropoles américaines, comme Phoenix, Austin ou Los Angeles, sont concernées par des déploiements similaires. En Europe, le cadre réglementaire reste plus prudent, ce qui limite pour l'instant la comparaison directe. Reste à savoir si le modèle Waymo parviendra à reproduire cette performance à grande échelle, ou si San Francisco demeurera un marché atypique, concentré, dense et favorable à l'innovation. La trajectoire de Waymo sur le marché des VTC californien constituera, dans les prochains mois, un indicateur clé pour juger de la viabilité économique des robotaxis. Les prochaines données publiées par les régulateurs californiens permettront de confirmer ou de nuancer le seuil de 22 % avancé par BFM Business.