La Data Room : 150,4 milliards d’euros = encours total accumulé sur les PER en France à fin 2025 – 10/06

# Plan Épargne Retraite : 150,4 milliards d’euros d’encours cumulés en France à fin 2025 Le Plan Épargne Retraite (PER) confirme son rôle de placement phare pou
# Plan Épargne Retraite : 150,4 milliards d’euros d’encours cumulés en France à fin 2025
Le Plan Épargne Retraite (PER) confirme son rôle de placement phare pour les Français. Selon les données relayées par BFM Business, l’encours total accumulé sur ces produits atteint 150,4 milliards d’euros à fin 2025. Ce chiffre, publié le 10 juin, témoigne d’une adoption massive depuis la création du dispositif en 2019, portée par des avantages fiscaux et une flexibilité accrue.
## Un succès porté par la collecte nette et les transferts
L’encours de 150,4 milliards d’euros résulte d’une collecte soutenue, tant par les versements volontaires que par les transferts depuis d’anciens produits d’épargne retraite comme le PERP ou le Madelin. Le PER, lancé par la loi Pacte en 2019, a progressivement séduit les épargnants grâce à sa sortie possible en capital et à sa transférabilité entre établissements. Fin 2025, le nombre de contrats ouverts dépasserait les 10 millions, selon des estimations de la Fédération française de l’assurance, même si ce chiffre n’est pas confirmé dans les données fournies. Le dynamisme du marché s’explique aussi par l’essor des PER d’entreprise, obligatoires ou collectifs, qui permettent aux salariés de se constituer une épargne avec l’aide de leur employeur.
## Une répartition entre gestion pilotée et libre
Les encours se répartissent entre différentes stratégies d’investissement. La gestion pilotée, qui adapte automatiquement le profil de risque en fonction de l’âge de l’épargnant, représente une part majoritaire des sommes placées. À l’inverse, la gestion libre, où le souscripteur choisit lui-même ses supports, attire une clientèle plus avertie. Les unités de compte, majoritairement investies en actions et en obligations, constituent l’essentiel des actifs, tandis que les fonds en euros, plus sécurisés, voient leur part relative diminuer dans un contexte de taux d’intérêt bas. Ce basculement vers des supports plus risqués explique en partie la progression des encours, les marchés financiers ayant connu des performances positives sur la période.
## Des perspectives de croissance encore élevées
L’encours de 150,4 milliards d’euros place la France parmi les premiers marchés européens de l’épargne retraite individuelle, derrière des pays comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni, où ces dispositifs sont plus anciens. Les pouvoirs publics misent sur le PER pour renforcer la capitalisation face au système par répartition, mis sous pression par le vieillissement démographique. Toutefois, la réforme des retraites de 2023, qui a repoussé l’âge légal de départ, pourrait inciter davantage d’actifs à souscrire un PER pour compenser une éventuelle baisse de pension. Les assureurs et gestionnaires d’actifs anticipent une collecte nette annuelle comprise entre 15 et 20 milliards d’euros d’ici 2027, portant l’encours total vers les 200 milliards d’euros à horizon 2028.
## Un cadre fiscal toujours attractif
Le succès du PER doit beaucoup à son avantage fiscal : les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets, plafonnée à 35 194 euros en 2025. Ce mécanisme permet aux contribuables des tranches marginales les plus élevées de réduire leur impôt tout en se constituant une épargne. Les sorties en capital, bien que soumises à l’impôt sur le revenu après abattement, restent attractives pour financer un projet immobilier ou un complément de revenu. Cependant, la complexité du dispositif et la diversité des offres (PER individuel, PER d’entreprise, PER assurantiel ou bancaire) peuvent freiner certains épargnants, qui peinent à comparer les frais et les performances.
## Conclusion : un instrument clé pour la retraite des Français
Avec 150,4 milliards d’euros d’encours à fin 2025, le Plan Épargne Retraite s’impose comme un outil central de la préparation à la retraite en France. Son développement, soutenu par un cadre fiscal avantageux et une offre diversifiée, devrait se poursuivre dans les années à venir, sous réserve d’une stabilité réglementaire. Les épargnants, eux, devront arbitrer entre rendement potentiel et sécurité, dans un environnement de marché toujours incertain.