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La Data Room : 1 000 = le nombre de tonnes que pèse le tokamak ITER, dont la dernière pièce de cet aimant géant a été posée cette semaine – 10/07

Economie · · Par Julie MOREAU

La Data Room : 1 000 = le nombre de tonnes que pèse le tokamak ITER, dont la dernière pièce de cet aimant géant a été posée cette semaine – 10/07

# ITER : le dernier bloc de l'aimant géant posé, un pas de plus vers la fusion nucléaire La dernière pièce de l'aimant géant du tokamak ITER a été installée cet

# ITER : le dernier bloc de l'aimant géant posé, un pas de plus vers la fusion nucléaire La dernière pièce de l'aimant géant du tokamak ITER a été installée cette semaine, marquant une étape clé dans la construction de ce réacteur expérimental de fusion nucléaire. Pesant au total 1 000 tonnes, cet aimant est l'un des composants les plus massifs jamais assemblés dans le cadre d'un projet scientifique international. Cette avancée technique, rapportée par BFM Business le 10 juillet, rapproche l'humanité de la maîtrise de la fusion, source d'énergie potentiellement illimitée et décarbonée. ## Un aimant de 1 000 tonnes au cœur du réacteur ### ### Une prouesse d'ingénierie sans précédent Le tokamak ITER, actuellement en construction à Cadarache, dans le sud de la France, repose sur un principe physique simple mais d'une complexité technique extrême : confiner un plasma surchauffé à plus de 150 millions de degrés Celsius à l'aide de champs magnétiques puissants. L'aimant géant, dont la dernière pièce vient d'être posée, constitue l'élément central de ce dispositif. Avec ses 1 000 tonnes, il s'agit du plus grand aimant supraconducteur jamais conçu. Sa mise en place, achevée cette semaine, représente un jalon crucial pour le calendrier du projet, qui vise à démontrer la faisabilité de la fusion comme source d'énergie commercialisable. ### ### Le rôle des aimants dans le confinement du plasma Ces aimants supraconducteurs, refroidis à des températures proches du zéro absolu, génèrent un champ magnétique capable de maintenir le plasma en lévitation, l'empêchant d'entrer en contact avec les parois du réacteur. Sans cette technologie, la fusion serait impossible à contrôler. L'assemblage final de l'aimant géant d'ITER, qui a mobilisé des équipes d'ingénieurs et de techniciens du monde entier, confirme la viabilité technique de ce système de confinement. Selon les informations disponibles, cette étape ouvre la voie aux prochains essais de mise en service du réacteur, attendus dans les années à venir. ## Un projet international sous haute pression ### ### Un calendrier et un budget sous surveillance Le chantier d'ITER, lancé officiellement en 2007, a connu de nombreux retards et dépassements budgétaires. Le coût total du projet est estimé à plus de 20 milliards d'euros, un chiffre qui pourrait encore évoluer. La pose de cette dernière pièce intervient alors que les partenaires internationaux – Union européenne, États-Unis, Chine, Russie, Inde, Japon et Corée du Sud – réévaluent régulièrement leurs engagements financiers. Si cette avancée technique est saluée par les scientifiques, elle ne dissipe pas entièrement les inquiétudes sur la capacité du projet à tenir ses promesses dans les délais impartis. La fusion nucléaire, bien que prometteuse, reste une technologie expérimentale dont la commercialisation n'est pas attendue avant plusieurs décennies. ### ### Les implications économiques et énergétiques Au-delà de l'exploit technique, ITER incarne un pari industriel et énergétique majeur. La fusion, contrairement à la fission nucléaire actuelle, produit peu de déchets radioactifs à longue durée de vie et utilise des combustibles abondants comme le deutérium et le tritium. Si elle aboutit, elle pourrait transformer le paysage énergétique mondial. Cependant, les sceptiques pointent le coût exorbitant du projet et les incertitudes techniques qui persistent. L'installation de cet aimant géant, bien que cruciale, ne garantit pas le succès final. Les prochaines étapes, notamment les premiers essais de plasma, seront déterminantes pour juger de la viabilité d'ITER. ## Conclusion : une étape décisive, mais le chemin reste long La pose de la dernière pièce de l'aimant géant d'ITER, pesant 1 000 tonnes, constitue une avancée technique indéniable. Ce jalon rapproche les scientifiques de l'objectif ultime : reproduire sur Terre les réactions de fusion qui alimentent le Soleil. Néanmoins, les défis restent immenses, tant sur le plan technique que financier. La communauté scientifique et les investisseurs suivront avec attention les prochains développements de ce projet hors norme, dont l'issue pourrait redéfinir l'avenir énergétique de la planète.