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La consommation des ménages français recule de 0,5% en août, selon l’Insee

Une · · Par Claire BERNARD

La consommation des ménages français recule de 0,5% en août, selon l’Insee

La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,5% au mois d'août, après une progression de 0,4% en juillet, selon les données publiées mercredi par

La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,5% au mois d'août, après une progression de 0,4% en juillet, selon les données publiées mercredi par l'Insee et relayées par Le Figaro. Cette contraction marque une inversion de tendance pour la troisième économie de la zone euro, dans un contexte où les arbitrages budgétaires des ménages demeurent sous pression. ## Une baisse portée par l'énergie et l'alimentation D'après l'Institut national de la statistique, la consommation d'énergie a nettement reparti à la baisse, enregistrant un repli de 2,3% après une hausse de 0,9% en juillet. Ce mouvement pourrait s'expliquer par des températures plus clémentes en août, réduisant les besoins en chauffage et en climatisation, sans que l'Insee ne confirme explicitement cette hypothèse dans sa publication. La consommation alimentaire a également diminué, reculant de 0,4% après une progression de 0,2% le mois précédent. Ces deux postes, particulièrement sensibles aux variations saisonnières et aux arbitrages contraints des ménages, pèsent de manière significative dans l'indice global. ## Les biens fabriqués résistent à la tendance Toutefois, la consommation en biens fabriqués a de nouveau augmenté, progressant de 0,3% après +0,4% en juillet. Cette résistance du poste manufacturier, qui inclut notamment les équipements électroniques, l'automobile et l'habillement, semble indiquer que les ménages n'ont pas totalement interrompu leurs dépenses discrétionnaires. En effet, cette dynamique pourrait refléter des effets de rattrapage ou des promotions commerciales estivales, sans qu'il soit possible, à ce stade, d'en établir la cause exacte. Elle nuance néanmoins la lecture d'un repli généralisé de la demande intérieure. ## Une révision méthodologique qui interroge Par ailleurs, l'Insee a révisé en baisse sa estimation initiale de la consommation de juillet, désormais fixée à +0,4% contre +0,5% annoncé précédemment. Cette correction, bien que marginale, souligne la volatilité des indicateurs mensuels et la prudence nécessaire dans leur interprétation. Selon des économistes cités régulièrement dans ce type de publication, les variations infra-annuelles de la consommation doivent être lues sur plusieurs mois pour dégager une tendance solide. La comparaison avec les données des mois précédents montre une alternance de hausses et de baisses qui rend difficile toute conclusion définitive sur l'orientation de la consommation des ménages français. ## Un enjeu pour la croissance du troisième trimestre Cette baisse de 0,5% en août intervient à un moment charnière pour l'économie française, alors que les prévisions de croissance pour l'ensemble de l'année restent suspendues à la vigueur de la demande intérieure. La consommation des ménages constitue, en effet, la principale composante du produit intérieur brut hexagonal. Un repli prolongé sur les mois de septembre et octobre pourrait peser sur les projections de l'Insee et de la Banque de France, d'autant plus que l'inflation alimentaire et énergétique continue d'affecter le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes. Si le recul d'août demeure contenu, son articulation avec les prochains indicateurs de confiance des ménages et les chiffres du chômage sera déterminante pour évaluer la trajectoire de la consommation dans les mois à venir.