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« La cocaïne ne pousse pas dans la Creuse » : ces 1000 « agents » français qui traquent les criminels aux quatre coins du globe

Une · · Par Claire BERNARD

« La cocaïne ne pousse pas dans la Creuse » : ces 1000 « agents » français qui traquent les criminels aux quatre coins du globe

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 13 septembre 2026, la France disposerait du deuxième réseau policier le plus important au mo

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 13 septembre 2026, la France disposerait du deuxième réseau policier le plus important au monde, juste derrière les États-Unis. Une structure aussi discrète qu'influente, la Direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS), compterait environ un millier d'agents répartis dans 80 bureaux couvrant 170 pays. ## Une architecture policière d'exception D'après les éléments publiés par le quotidien, cette direction du ministère de l'Intérieur s'appuierait sur un effectif composé pour deux tiers de policiers et pour un tiers de gendarmes. Cette configuration permettrait à la France de disposer d'une capacité d'action et de renseignement à l'étranger parmi les plus étendues au monde. Le réseau, présenté comme discret et influent, aurait notamment pour mission de frapper le crime organisé à sa source, avant que celui-ci ne vienne « percuter la France pour y semer le désordre et la mort », selon la formule citée par Le Figaro. ## Une traque planétaire des trafics Selon les informations rapportées par le quotidien, ces agents viseraient en priorité le haut du spectre de la criminalité organisée, désignée par l'expression « voyoucratie ». Leur travail porterait également sur des crimes de sang et sur des tueurs isolés, d'après les précisions apportées par la publication. Cette approche s'inscrirait dans une stratégie plus large de lutte contre les narcotrafic et les filières criminelles transnationales, dont les ramifications toucheraient directement le territoire national. Le titre de l'article, « La cocaïne ne pousse pas dans la Creuse », illustrerait cette logique : les stupéfiants consommés en France proviendraient de réseaux implantés bien au-delà des frontières hexagonales. ## Un enjeu de souveraineté et de coopération D'après des sources gouvernementales citées par Le Figaro, cette architecture reposerait sur une logique de coopération internationale de sécurité, articulée autour de la DCIS. Le maillage de 80 bureaux dans 170 pays permettrait notamment d'échanger du renseignement avec les autorités locales et de coordonner des opérations conjointes. Cette capacité placerait la France devant des puissances comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, selon la comparaison établie par la publication, et juste derrière les États-Unis. Toutefois, l'efficacité de ce dispositif dépendrait étroitement de la qualité des relations bilatérales entretenues avec les pays hôtes. ## Des limites structurelles possibles Par ailleurs, plusieurs observateurs pourraient s'interroger sur les moyens réels alloués à cette structure. Un millier d'agents pour couvrir 170 pays représenterait une densité opérationnelle limitée, ce qui soulèverait la question de la priorisation des dossiers. En effet, la lutte contre les trafics internationaux exige une présence continue et une connaissance fine des terrains locaux. Selon des analyses spécialisées, la coopération policière internationale resterait tributaire de la stabilité politique des pays partenaires et de leur volonté de collaborer avec les autorités françaises. La mise en lumière de ce réseau, jusque-là peu documenté, pourrait également nourrir le débat public sur les moyens consacrés à la sécurité intérieure et extérieure. Le Figaro indique que cette structure a accepté d'ouvrir ses dossiers, une démarche rare qui semblerait traduire une volonté de transparence accrue dans un domaine traditionnellement couvert par le secret.