La chronique internationale – 25/06

# La chronique internationale – 25/06 : Mark Rutte vante les mérites du mandat de Donald Trump Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a surpris une partie d
# La chronique internationale – 25/06 : Mark Rutte vante les mérites du mandat de Donald Trump
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a surpris une partie de la classe politique européenne en saluant publiquement certains aspects du mandat de l’ancien président américain Donald Trump, selon la chronique internationale de Mathieu Jolivet diffusée jeudi 25 juin sur BFM Business. Cette prise de position, rapportée dans le cadre de l’émission *Le 19h Eco*, intervient dans un contexte de recomposition des équilibres transatlantiques et de questionnements sur l’héritage de la présidence Trump.
## Un éloge inattendu de la part d’un dirigeant européen
### ### Les points salués par Rutte
Mark Rutte, figure centrale de la politique néerlandaise et européenne, aurait mis en avant plusieurs réalisations de l’administration Trump, notamment en matière de politique économique et de pression sur l’OTAN. Selon la chronique, le chef du gouvernement néerlandais aurait estimé que le mandat de Donald Trump avait eu le mérite de « réveiller » les alliés européens sur la nécessité d’augmenter leurs budgets de défense, un thème récurrent des relations transatlantiques sous la présidence républicaine. Rutte aurait également souligné les avancées en matière de dérégulation et de croissance économique aux États-Unis, tout en reconnaissant les divergences sur le climat et le multilatéralisme.
Cette position, bien que nuancée, tranche avec le discours majoritaire en Europe, où Donald Trump a souvent été critiqué pour son isolationnisme, ses attaques contre l’Union européenne et ses positions climatosceptiques. Le Premier ministre néerlandais, connu pour son pragmatisme, semble ainsi vouloir tirer les leçons d’une période américaine mouvementée plutôt que de la rejeter en bloc.
### ### Un contexte politique délicat
Cette déclaration intervient alors que les relations entre les États-Unis et l’Europe sont en pleine évolution. Joe Biden, successeur de Trump, a multiplié les gestes de réconciliation avec les alliés européens, mais les séquelles de la présidence précédente restent vives. En vantant certains aspects du mandat Trump, Rutte prend le risque de se démarquer de la ligne officielle de l’Union européenne, qui a souvent présenté l’ère Trump comme une anomalie à corriger.
Par ailleurs, cette prise de position pourrait être interprétée comme un signal adressé à la fois à Washington et aux électeurs néerlandais. D’un côté, Rutte chercherait à maintenir un dialogue constructif avec les républicains américains, encore influents. De l’autre, il s’adresserait à une partie de l’électorat néerlandais sensible aux discours souverainistes et protectionnistes.
## Les autres sujets de la chronique internationale
### ### Le coût de l’opération Epic Fury en Iran
La chronique du 24 juin, diffusée mercredi, s’était quant à elle penchée sur le coût de l’opération militaire américaine baptisée « Epic Fury » en Iran. Selon les informations rapportées par Mathieu Jolivet, cette opération aurait dépassé les 30 milliards de dollars pour le Pentagone. Ce chiffre, colossal, soulève des questions sur la stratégie américaine au Moyen-Orient et sur la soutenabilité budgétaire de telles interventions. L’opération Epic Fury, dont les détails précis restent confidentiels, aurait mobilisé des ressources considérables, incluant des frappes aériennes, du renseignement et du déploiement de troupes. Ce montant, s’il est confirmé, représenterait l’une des opérations les plus coûteuses menées par les États-Unis dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003.
### ### Le fiasco des travaux au Lincoln Memorial
Le 23 juin, la chronique avait mis en lumière le fiasco des travaux voulus par Donald Trump au Lincoln Memorial. Ce projet, qui visait à rénover et à moderniser le célèbre monument de Washington, aurait été entaché de retards, de dépassements de coûts et de problèmes de coordination. Les détails de ce dossier, rapportés par Mathieu Jolivet, illustrent les difficultés qu’a rencontrées l’administration Trump dans la gestion de ses projets emblématiques, y compris sur le plan symbolique.
### ### Le profil d’Andy Burnham, futur successeur de Keir Starmer ?
Enfin, la chronique du 22 juin s’était intéressée au profil d’Andy Burnham, homme politique britannique et maire de Manchester, qui serait pressenti pour succéder à Keir Starmer comme Premier ministre. Cette hypothèse, encore spéculative, témoigne des remous au sein du Parti travailliste britannique et des interrogations sur la capacité de Starmer à incarner une alternative crédible au gouvernement conservateur. Burnham, figure populaire dans le nord de l’Angleterre, pourrait incarner un renouveau pour la gauche britannique.
## Conclusion et perspectives
La chronique internationale du 25 juin, à travers les propos de Mark Rutte, illustre la complexité des relations transatlantiques et la diversité des regards portés sur l’ère Trump. Alors que les États-Unis et l’Europe tentent de reconstruire une relation apaisée, les éloges du Premier ministre néerlandais rappellent que l’héritage de Trump ne se résume pas à une simple rupture. Les prochains mois, marqués par les élections américaines de 2024 et les débats sur le rôle de l’OTAN, pourraient voir d’autres dirigeants européens s’exprimer sur ce sujet sensible. L’équilibre entre reconnaissance des faits et adhésion idéologique reste fragile, et les déclarations de Rutte pourraient bien n’être que le début d’une réflexion plus large sur l’héritage trumpien en Europe.