La Chine durcit le ton et menace l'Europe de "contre-mesures" en cas d'adoption de la loi d'accélération industrielle, visant à renforcer le "Made in UE"

La Chine durcit le ton et menace l'Europe de "contre-mesures" en cas d'adoption de la loi d'accélération industrielle, visant à renforcer le "Made in UE" La ten
La Chine durcit le ton et menace l'Europe de "contre-mesures" en cas d'adoption de la loi d'accélération industrielle, visant à renforcer le "Made in UE"
La tension entre la République populaire de Chine et l'Union européenne s'intensifie de manière significative. Le 27 avril 2026, le ministère chinois du Commerce a clairement indiqué que Pékin serait contraint de prendre des "contre-mesures" si l'UE venait à adopter la loi d'accélération industrielle. Ce projet législatif, soutenu par la Commission européenne, a pour ambition d'accroître la part de l'industrie dans le produit intérieur brut (PIB) de l'UE à 20 % d'ici 2035, contre seulement 14 % actuellement.
Cette loi, présentée pour la première fois le 4 mars 2026, vise à stimuler la production locale dans des secteurs jugés stratégiques. Selon Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, les entreprises désirant bénéficier de financements publics devront intégrer un certain quota de composants d'origine européenne. Les secteurs ciblés incluent notamment l'automobile et les technologies d'énergies décarbonées, ce qui semble indiquer une visée explicite sur certaines entreprises chinoises.
Le ministère chinois a exprimé, le 24 avril, ses préoccupations concernant ce texte législatif, évoquant des "graves préoccupations". Il a noté que "la Chine suivra attentivement le processus législatif" et a offert de dialoguer pour trouver une solution. Néanmoins, il a aussi averti que si ses recommandations étaient ignorées, la Chine n'hésiterait pas à défendre les intérêts de ses entreprises par des mesures appropriées.
L'UE, pour sa part, a longtemps dénoncé ce qu'elle juge comme une concurrence déloyale de la part de la Chine. Les critiques portent souvent sur les subventions massives accordées aux entreprises chinoises, leur permettant ainsi de s'imposer sur les marchés internationaux. Dans ce contexte, la loi d'accélération industrielle pourrait être perçue comme une réponse directe à ces pratiques commerciales jugées inéquitables.
Pékin a fait preuve d'une fermeté manifeste dans ses déclarations. Le ministère chinois a affirmé que "si l'UE persiste à adopter ce texte, nuisant ainsi aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n'aura d'autre choix que d'agir". Cette déclaration met en lumière la détermination de la Chine à protéger ses intérêts économiques au sein d'un environnement commercial de plus en plus compétitif.
Le calendrier législatif pour cette loi est particulièrement serré. Son adoption nécessite l'approbation non seulement des États membres de l'UE, mais aussi du Parlement européen. Chaque phase de ce processus sera suivie de près, tant par les acteurs économiques européens que par les autorités chinoises. L'absence de compromis pourrait ainsi exacerber les tensions entre les deux entités avant la fin de l'année.
Les implications d'une telle situation pourraient avoir des conséquences considérables sur le commerce international. Les acteurs économiques se tiennent en alerte, attendant de connaître les décisions de l'UE. Le dénouement de cette affaire est attendu dans les mois à venir, alors que les discussions entre les deux parties continuent d'évoluer.