"La cavale ce n’est pas une vie, je peux plus le refaire" : le Gardois arrêté 26 ans après le braquage d’un fourgon de la Brinks libéré ?

# "La cavale ce n'est pas une vie, je peux plus le refaire" : le Gardois arrêté 26 ans après le braquage d'un fourgon de la Brinks libéré ? Un braquage vieux de
# "La cavale ce n'est pas une vie, je peux plus le refaire" : le Gardois arrêté 26 ans après le braquage d'un fourgon de la Brinks libéré ?
Un braquage vieux de près de trois décennies, une cavale de vingt-six ans, et une demande de libération qui pourrait rebattre les cartes judiciaires. Dominique Delattre, ce Gardois arrêté fin juin en Espagne pour le braquage d'un fourgon blindé de la Brinks, a comparu devant la cour d'appel pour plaider sa remise en liberté, selon des informations rapportées par *Midi Libre*. L'homme, décrit comme un braqueur professionnel, affirme avoir changé et ne plus être en mesure de supporter une nouvelle incarcération.
## Un braquage remontant à 1997 et une cavale de 26 ans
L'affaire remonte à l'année 1997, lorsque Dominique Delattre aurait participé au braquage d'un fourgon de la société de transport de fonds Brinks. Les faits, qui se seraient déroulés dans le Gard, avaient alors défrayé la chronique locale par leur violence et le montant du butin. Pendant plus d'un quart de siècle, l'homme est parvenu à échapper aux forces de l'ordre, vivant sous une identité d'emprunt en Espagne. Selon des sources proches de l'enquête, son arrestation fin juin dernier aurait mis fin à l'une des plus longues cavales judiciaires de la région.
Lors de son audition devant la cour d'appel, Dominique Delattre aurait déclaré, selon *Midi Libre* : "La cavale ce n'est pas une vie, je peux plus le refaire". Cette phrase, prononcée avec une apparente lassitude, résumerait l'état d'esprit d'un homme qui, après des années de clandestinité, souhaiterait désormais faire face à la justice tout en retrouvant une forme de liberté.
## Une demande de libération avant un nouveau procès aux assises
La demande de libération formulée par Dominique Delattre intervient dans un contexte judiciaire particulier. L'homme, qui avait été condamné par le passé pour des faits similaires, doit en effet être rejugé devant une cour d'assises pour le braquage de 1997. Selon des informations judiciaires, son avocat aurait plaidé que son client, désormais âgé et fatigué par des années de cavale, ne présenterait plus de danger pour la société et pourrait être remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Les magistrats de la cour d'appel devront se prononcer sur cette demande dans les prochains jours. Le parquet, de son côté, pourrait s'opposer à une telle libération, estimant que la gravité des faits reprochés justifie le maintien en détention jusqu'au procès. Dominique Delattre encourt une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.
## Un parcours criminel marqué par la récidive
Dominique Delattre n'en serait pas à son premier braquage. Selon des sources judiciaires, l'homme aurait été condamné à plusieurs reprises pour des vols à main armée, ce qui lui aurait valu le qualificatif de "braqueur professionnel" dans les médias locaux. Son arrestation en Espagne, après vingt-six ans de cavale, aurait été rendue possible grâce à une coopération entre les polices française et espagnole, ainsi qu'à un signalement émanant de témoins.
L'affaire soulève également des questions sur la capacité des personnes en cavale à se réinsérer dans la société après des décennies de clandestinité. Dominique Delattre aurait affirmé devant la cour d'appel avoir changé et ne plus être l'homme qu'il était au moment des faits. Une déclaration qui pourrait peser dans la décision des juges, mais qui devra être confrontée aux éléments du dossier d'instruction.
## Des implications juridiques et sociétales
La décision de la cour d'appel concernant la libération de Dominique Delattre pourrait avoir des répercussions au-delà de son seul cas. Elle interroge en effet sur la manière dont la justice traite les personnes arrêtées après de très longues cavales, et sur la prise en compte de l'ancienneté des faits dans l'appréciation de la dangerosité.
Selon des observateurs judiciaires, la demande de libération de Dominique Delattre repose sur un argumentaire psychologique et temporel : vingt-six ans de cavale auraient constitué une forme de punition en soi, et l'homme ne serait plus en mesure de récidiver en raison de son âge et de son état de santé. Reste à savoir si les magistrats estimeront que ces éléments sont suffisants pour justifier une remise en liberté avant le procès aux assises, qui pourrait intervenir dans les mois à venir.