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«L’université est soumise aux diktats idéologiques» : ces professeurs «broyés» par les accusations et les commissions disciplinaires

Une · · Par Claire BERNARD

«L’université est soumise aux diktats idéologiques» : ces professeurs «broyés» par les accusations et les commissions disciplinaires

L'université française se retrouve plongée dans une atmosphère de tensions croissantes, où des enseignants et chercheurs dénoncent ce qu'ils perçoivent comme de

L'université française se retrouve plongée dans une atmosphère de tensions croissantes, où des enseignants et chercheurs dénoncent ce qu'ils perçoivent comme des abus de pouvoir au sein des institutions, souvent motivés par des considérations idéologiques. Le 3 mai 2026, de nombreuses voix se sont élevées pour mettre en lumière les conséquences d'une gestion interne jugée biaisée et instrumentalisée. Face à cette situation, des collectifs se sont formés pour soutenir ceux qui se sentent victimes de ce climat. L'Adla, fondée en 2018, et l'O2ER, créé en 2025, réunissent des professionnels qui, face à une hiérarchie souvent indifférente, cherchent à défendre la liberté académique tout en dénonçant la multiplication des signalements jugés infondés. Un membre de l'O2ER a exprimé son indignation : « Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette dérive. » L’histoire de Nathalie*, chercheuse au CNRS, illustre parfaitement ce climat de méfiance. Accusée de harcèlement moral depuis quatre ans, elle se prépare à comparaître devant une commission disciplinaire composée uniquement de pairs. Sa situation est emblématique d’un système qui semble donner la priorité aux accusations à charge plutôt qu'à la recherche de la vérité. « Je suis d’ores et déjà coupable, je le sens », confie-t-elle, résignée face à une institution qui lui semble avoir tourné le dos. Une ambiance de peur s'est installée parmi les enseignants, qui redoutent que leurs paroles et travaux soient utilisés contre eux. Ce phénomène, loin d’être isolé, est rapporté par d'autres chercheurs qui vivent des pressions similaires. La liberté académique semble compromise dans un contexte où l'institution favorise souvent la conformité idéologique au détriment d’une évaluation objective des compétences. La transparence des procédures disciplinaires suscite également des interrogations. De nombreux enseignants témoignent d'expériences où les commissions semblent davantage préoccupées par l'adhésion à une ligne idéologique que par l'équité des jugements. Ils dénoncent des enquêtes qui ne prennent pas en compte des éléments pouvant les défendre, mettant ainsi en péril des carrières à cause d'accusations souvent non fondées. Dans ce climat de défiance, la lutte pour la protection des enseignants prend de l’ampleur. Les collectifs tels que l'Adla et l'O2ER militent pour une réforme des procédures disciplinaires. Leurs membres réclament des garanties pour un traitement équitable des signalements, un combat qui représente un enjeu crucial pour l’avenir des institutions académiques. L’équilibre reste fragile. Les enseignants aspirent à ce que leur voix soit entendue et à la mise en place de mesures destinées à préserver l’intégrité des procédures. Cependant, la mise en œuvre de réformes se révèle complexe, tant les enjeux sont intrinsèquement liés à la culture institutionnelle. Les acteurs de l’éducation supérieure se retrouvent souvent dans des situations délicates, naviguant entre leurs convictions professionnelles et les pressions exercées par leurs institutions. Le 3 mai 2026, la tension est palpable et les perspectives de changement semblent lointaines. Face à une pression croissante, il est essentiel de suivre de près les évolutions qui se dessinent dans le paysage universitaire. Le verdict de la commission disciplinaire concernant Nathalie est particulièrement attendu, et il pourrait bien représenter un tournant dans cette lutte pour la liberté académique.