L'intégrale de Tout pour investir du mardi 23 juin

# L'intégrale de "Tout pour investir" du 23 juin : IA, ETF spatiaux et stratégies boursières décortiqués L'émission phare de BFM Business, "Tout pour investir",
# L'intégrale de "Tout pour investir" du 23 juin : IA, ETF spatiaux et stratégies boursières décortiqués
L'émission phare de BFM Business, "Tout pour investir", présentée par Antoine Larigaudrie, a proposé une édition riche en analyses ce mardi 23 juin. Au programme : un décryptage du secteur des logiciels face à l'intelligence artificielle, une exploration des opportunités d'investissement dans le secteur spatial via les ETF, et des conseils pratiques pour les jeunes investisseurs de 30 ans. Les intervenants, parmi lesquels Félix Baron, Christian Fontaine, Gilles Santacreu et Stéphane Rudzinski, ont livré leurs perspectives sur des marchés en pleine mutation.
## Logiciels et IA : un "lâcher prise" des investisseurs ?
### Un secteur en pleine recomposition
Stéphane Rudzinski, président et cofondateur de Rhétorès Finance, s'est penché sur ce qu'il qualifie de "lâcher prise" des investisseurs dans le secteur du logiciel, attribué à l'essor de l'intelligence artificielle. Selon lui, cette défiance pourrait marquer un "Big Bang" ou un "nouveau départ" pour le secteur. L'émergence de modèles d'IA générative, capables d'automatiser des tâches de codage ou d'analyse, bouleverse en effet les modèles économiques traditionnels des éditeurs de logiciels. Les investisseurs, selon l'analyse de Rudzinski, pourraient être en train de réévaluer la valeur à long terme de certaines entreprises, craignant une obsolescence rapide des technologies actuelles. Cette hypothèse, si elle se vérifiait, aurait des répercussions significatives sur les valorisations boursières du secteur.
### Des enjeux de long terme
L'intervention de Stéphane Rudzinski, diffusée dans le cadre de "Tout pour investir L'Événement", a souligné l'importance de distinguer les entreprises capables de s'adapter à cette révolution technologique de celles qui pourraient être marginalisées. Le débat, qui a duré 7 minutes, a mis en lumière la nécessité pour les investisseurs de scruter les stratégies de R&D et les partenariats des sociétés du secteur. Sans citer de valeurs spécifiques, l'analyste a suggéré que les acteurs les plus exposés à l'IA générative pourraient offrir des opportunités, à condition de maîtriser les risques liés à une concurrence accrue et à une régulation encore floue. Ce segment a été suivi avec attention par les auditeurs, dans un contexte où les valeurs technologiques restent volatiles.
## Investir dans l'espace via les ETF : une nouvelle frontière
### Un placement à suivre
Antoine Larigaudrie a présenté, dans un segment de 8 minutes, le "placement à suivre" : l'investissement dans le secteur spatial via les ETF (Exchange Traded Funds). Cette classe d'actifs, encore méconnue du grand public, permet de mutualiser les risques en investissant dans un panier d'entreprises liées à l'exploration spatiale, aux satellites ou aux technologies de lancement. L'animateur a souligné que cette thématique bénéficie d'un regain d'intérêt, porté par les initiatives privées (SpaceX, Blue Origin) et les programmes gouvernementaux (Artemis de la NASA, projets européens). Les ETF spécialisés, comme ceux indiciels sur le secteur aérospatial, offrent une exposition diversifiée, réduisant le risque idiosyncratique lié à une seule entreprise.
### Une approche accessible
Le choix d'un ETF plutôt que d'actions individuelles a été présenté comme une stratégie adaptée aux investisseurs souhaitant capter la croissance potentielle du secteur sans subir la volatilité extrême de certaines valeurs. Les frais de gestion, souvent inférieurs à 0,5 %, et la liquidité des ETF cotés en Bourse en font un outil privilégié pour les particuliers. Toutefois, Antoine Larigaudrie a rappelé que ce secteur reste spéculatif, avec des cycles d'investissement longs et une dépendance aux subventions publiques. Sans recommandation explicite, cette présentation visait à éclairer les auditeurs sur une niche en plein essor, dans un marché où l'innovation technologique crée de nouvelles opportunités d'allocation d'actifs.
## Boîte à outils : les bons réflexes pour investir à 30 ans
### Conseils pratiques de Christian Fontaine
Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine *Le Revenu*, a animé un segment de 9 minutes consacré aux "bons réflexes" pour un investisseur de 30 ans. À cet âge, l'horizon de placement est long (souvent 30 à 40 ans avant la retraite), ce qui autorise une prise de risque plus élevée. Fontaine a insisté sur l'importance de constituer une épargne de précaution (3 à 6 mois de revenus) avant d'investir, puis de diversifier ses placements : actions, obligations, immobilier via des SCPI, et fonds en euros pour la sécurité. Il a également souligné la nécessité de se former, via des sources comme *Le Revenu* ou des podcasts spécialisés, pour éviter les erreurs classiques des débutants.
### Une stratégie progressive
Le journaliste a recommandé de commencer par des investissements réguliers et modestes, via des plans d'épargne en actions (PEA) ou des assurances-vie en unités de compte, afin de lisser le risque de marché. Il a également évoqué l'intérêt des ETF pour une exposition large aux marchés actions, sans avoir à sélectionner des titres individuellement. Christian Fontaine a mis en garde contre les produits trop complexes ou à frais élevés, qui peuvent grignoter la performance à long terme. Ce segment, pratique et pédagogique, visait à donner aux jeunes actifs des clés pour bâtir un patrimoine durable, dans un contexte de taux d'intérêt bas et d'inflation modérée. L'émission a ainsi offert un panorama complet des stratégies d'investissement, de la tech à l'espace, en passant par la gestion de patrimoine individuelle.