L'intégrale de Tech & Co Business du mardi 1er septembre

Cyberattaques, datacenters et impression 3D : les temps forts de Tech & Co Business L'émission Tech & Co Business, présentée par Frédéric Simottel sur BFM Busin
Cyberattaques, datacenters et impression 3D : les temps forts de Tech & Co Business
L'émission Tech & Co Business, présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business, a consacré son édition du mardi 1er septembre à trois thématiques structurantes pour l'économie numérique hexagonale. Au programme : la recrudescence des cyberattaques cet été, l'émergence de la France comme terre d'accueil privilégiée des datacenters, et la montée en puissance de l'impression 3D dans les processus industriels. Un plateau de choix réunissait François Minec (HP Inc.), Fabrice Coquio (Digital Realty France), Jean-Noël de Galzain (Hexatrust, Wallix), Pascal Le Digol (WatchGuard Technologies) et Michel Juvin (Alliancy).
Un été marqué par une intensification des cyberattaques
Le premier temps fort de cette émission, diffusée ce mardi 1er septembre, a porté sur le bilan sécuritaire de la période estivale. Pascal Le Digol, directeur général France de WatchGuard Technologies, Michel Juvin, ecosystem advisor chez Alliancy, et Jean-Noël de Galzain, président d'Hexatrust et CEO de Wallix, sont revenus sur les différentes failles observées dans les données publiques. Selon les intervenants, la menace a connu une accélération notable, avec une attention particulière portée aux risques émergents liés à la généralisation prochaine de la facturation électronique. Ce sujet, au cœur des préoccupations des entreprises françaises, pourrait constituer une porte d'entrée supplémentaire pour les acteurs malveillants, nécessitant une vigilance accrue de la part des directions informatiques. Les échanges ont souligné la nécessité de renforcer les protocoles de sécurité face à un paysage de menaces en perpétuelle évolution.
La France, nouvelle terre d'accueil des datacenters
Dans un second segment, Fabrice Coquio, président de Digital Realty France, a analysé l'émergence de l'Hexagone comme destination de choix pour l'implantation de datacenters. Cette dynamique, observée depuis plusieurs trimestres, s'expliquerait par une combinaison de facteurs : la qualité du réseau électrique, la disponibilité foncière et une position géographique stratégique au cœur de l'Europe. Le dirigeant a détaillé les avantages compétitifs de la France, qui attire désormais les investissements majeurs des géants du cloud et des opérateurs d'infrastructures critiques. Cette attractivité renouvelée s'inscrit dans un contexte de croissance exponentielle des besoins en stockage et en calcul, portés par l'intelligence artificielle et la digitalisation accélérée des services. Le pays se positionnerait ainsi comme un hub régional incontournable, capable de répondre aux exigences de souveraineté numérique tout en offrant des conditions économiques favorables.
L'impression 3D, du prototype à la production industrielle
Enfin, François Minec, vice-président des ventes et du développement commercial pour la fabrication additive chez HP Inc., a apporté son éclairage sur la transition de l'impression 3D vers des usages industriels matures. Selon lui, la technologie a franchi un cap décisif, passant du stade du prototypage rapide à celui de la production en série de pièces fonctionnelles. HP Inc. développe une vision stratégique où la fabrication additive s'intègre pleinement dans les chaînes de valeur existantes, offrant des gains de flexibilité et de personnalisation inédits. Les secteurs de l'aéronautique, de l'automobile et de la santé seraient particulièrement concernés par cette mutation, qui pourrait redessiner les modèles de production traditionnels. Les discussions ont également abordé les défis restants, notamment en termes de normalisation et de montée en compétence des équipes.
Cette édition de Tech & Co Business, disponible en podcast et rediffusée le samedi sur BFM Business, aura permis de dresser un état des lieux précis des mutations technologiques en cours. Entre cybersécurité, infrastructures critiques et nouvelles méthodes de fabrication, le secteur technologique français confirme sa capacité d'adaptation et son rôle moteur dans la compétitivité économique nationale.