L'intégrale de Tech & Co Business du jeudi 8 octobre

L'émission Tech & Co Business du jeudi 8 octobre, présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business, a réuni sept intervenants issus de la tech, de la recherche
L'émission Tech & Co Business du jeudi 8 octobre, présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business, a réuni sept intervenants issus de la tech, de la recherche publique et du financement. Au programme : intelligence artificielle agentique, calcul quantique, spatial et transformation des services publics. Une édition dense qui illustre, selon les intervenants, la montée en puissance d'un écosystème français de la deeptech.
## Bpifrance et France Deeptech au chevet du financement
Arnaud Caudoux, directeur général adjoint de Bpifrance, et Romain Roullois, directeur général de France Deeptech, étaient présents pour évoquer le soutien public aux jeunes pousses technologiques. Le sujet du financement reste central pour un secteur qui exige des cycles de recherche longs et des capitaux importants avant toute commercialisation. La question du passage à l'échelle, entre amorçage et industrialisation, structure l'essentiel des débats actuels dans l'écosystème français. Selon les intervenants, l'enjeu consiste moins à créer des start-up qu'à les maintenir sur le territoire une fois leurs technologies matures.
## Quobly et la course au calcul quantique
Maud Vinet, présidente et fondatrice de Quobly, a détaillé les ambitions de sa société dans le calcul quantique. Ce segment, encore largement expérimental, mobilise des investissements lourds en recherche fondamentale et en ingénierie. La France dispose, selon plusieurs observateurs du secteur, d'atouts académiques solides dans ce domaine, mais la concurrence internationale — notamment américaine et asiatique — reste intense. La question du calendrier industriel demeure ouverte : les applications commerciales à grande échelle du quantique sont généralement annoncées pour la prochaine décennie.
## NanoXplore et Dessia, deux pépites de l'ingénierie
Pierre-Emmanuel Dumouchel, fondateur et directeur de la stratégie chez Dessia, et Édouard Lepape, directeur général de NanoXplore, ont présenté leurs travaux respectifs. Le premier s'est penché sur l'infrastructure destinée à l'IA agentique, c'est-à-dire des systèmes capables d'enchaîner des actions de manière autonome. Le second a évoqué les processeurs dédiés aux satellites, un marché de niche à forte valeur ajoutée où la souveraineté technologique est régulièrement mise en avant. Ces deux segments illustrent une tendance de fond : la spécialisation d'acteurs français sur des briques technologiques critiques.
## France Travail et le CNRS Innovation en première ligne
Aurélien Fenard, directeur de la transformation digitale et des données RH chez France Travail, a présenté le passage à l'échelle des ambitions de l'opérateur public en matière d'intelligence artificielle. L'objectif affiché concerne à la fois les chercheurs d'emploi et les agents de l'institution. Thomas Ribeiro, directeur du CNRS Innovation, a pour sa part défendu l'excellence scientifique française et les mécanismes de transfert entre laboratoires publics et entreprises. Ce dialogue entre recherche et industrie constitue, selon les participants, une condition du maintien de la compétitivité nationale.
L'émission est diffusée le mardi et reste disponible en podcast. Cette édition du 8 octobre confirme que la deeptech française s'organise autour de trois piliers : financement public, recherche académique et acteurs industriels spécialisés. Reste à vérifier, dans les prochains mois, si ces ambitions se traduisent par des contrats et des débouchés commerciaux concrets.