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L'intégrale de Good Morning Market du mercredi 17 juin

Economie · · Par Julie MOREAU

L'intégrale de Good Morning Market du mercredi 17 juin

# Good Morning Market : Le CAC 40 en attente de la Fed, le crédit obligataire en ébullition Ce mercredi 17 juin, l'émission Good Morning Market de BFM Business,

# Good Morning Market : Le CAC 40 en attente de la Fed, le crédit obligataire en ébullition Ce mercredi 17 juin, l'émission Good Morning Market de BFM Business, animée par Étienne Bracq, a réuni un plateau d'experts pour décrypter l'actualité des marchés financiers. Entre la stabilité du CAC 40 dans l'attente des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed), les pressions sur le secteur automobile et les opportunités naissantes sur le marché obligataire, les intervenants ont livré une analyse pointue de la conjoncture économique. ## Le CAC 40 suspendu à la réunion de la Fed ### Une stabilité fragile à 8 445 points Ce mercredi 17 juin, le CAC 40 s'est maintenu à 8 445 points, une stabilité qui masque des tensions sous-jacentes. Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Invest, a expliqué que cette quasi-immobilité du principal indice parisien s'explique par l'attente fébrile des investisseurs avant la réunion de la Fed. La banque centrale américaine, dont les décisions de politique monétaire influencent directement les flux de capitaux mondiaux, pourrait annoncer des orientations déterminantes pour les prochains mois. Les marchés européens, et notamment le CAC 40, restent donc en mode "veille", les opérateurs hésitant à prendre des positions directionnelles avant d'avoir une visibilité claire sur le calendrier des baisses de taux américains. ### Les implications pour les investisseurs Ce contexte d'incertitude pousse les traders à adopter une approche prudente. Matthieu Ceronne a souligné que la volatilité pourrait s'accroître significativement après les annonces de la Fed, offrant potentiellement des opportunités d'achat ou de vente selon la tonalité du communiqué final. Les investisseurs institutionnels, quant à eux, semblent privilégier une stratégie d'attente, renforçant la liquidité sur les marchés obligataires au détriment des actions. ## Le secteur automobile sous pression des matières premières ### Une baisse de profit préoccupante Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, a mis en lumière les difficultés du secteur automobile. La hausse continue du prix des matières premières, notamment l'acier, l'aluminium et les métaux rares utilisés dans la fabrication des batteries électriques, pèse lourdement sur les marges des constructeurs. Cette inflation des coûts de production, combinée à une demande qui reste incertaine, entraîne une baisse significative des profits dans l'industrie automobile. Les analystes s'interrogent sur la capacité des constructeurs à répercuter ces hausses sur les prix de vente sans freiner davantage la consommation. ### Medincell continue de perdre du terrain Dans ce même contexte, la société Medincell, spécialisée dans les technologies pharmaceutiques, a vu ses pertes se prolonger. Bien que le lien avec le secteur automobile puisse sembler ténu, Alain du Brusle a souligné que cette situation illustre la fragilité de certaines valeurs moyennes face à un environnement macroéconomique tendu. Les investisseurs, prudents, délaissent les sociétés en pertes récurrentes au profit de valeurs plus solides et défensives. ## Le crédit obligataire : des opportunités à saisir ### La détente du marché obligataire Edouard Faure, responsable de la Gestion crédit chez Swiss Life AM, a apporté un éclairage sur le marché obligataire. Selon lui, la baisse assez marquée des cours du pétrole observée récemment a provoqué une détente significative sur les obligations. Cette corrélation entre les prix de l'énergie et les rendements obligataires s'explique par l'impact de l'inflation : un pétrole moins cher réduit les pressions inflationnistes, ce qui rend moins nécessaire un resserrement monétaire agressif. Les obligations d'État et d'entreprises bénéficient donc d'un environnement plus favorable. ### Où se positionner actuellement ? Edouard Faure a identifié plusieurs opportunités dans le crédit obligataire, notamment sur les obligations d'entreprises de qualité (investment grade) qui offrent des rendements attractifs dans un contexte de taux encore élevés. Il recommande une approche sélective, privilégiant les secteurs les moins exposés aux fluctuations des matières premières et à la conjoncture cyclique. Les investisseurs à la recherche de rendement pourraient ainsi trouver des points d'entrée intéressants, à condition de bien évaluer les risques de crédit associés à chaque émetteur. ## Synthèse et perspectives L'émission Good Morning Market du 17 juin a dressé un tableau contrasté des marchés : le CAC 40 reste en suspens dans l'attente de la Fed, le secteur automobile souffre de la hausse des coûts des matières premières, tandis que le crédit obligataire profite d'une détente bienvenue. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si la Fed confirmera ou non les anticipations des marchés, ce qui pourrait redessiner la carte des allocations d'actifs pour les semaines à venir. Les investisseurs, entre prudence et opportunisme, devront faire preuve de discernement pour naviguer dans ce paysage économique incertain.