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L'intégrale de C'est Votre Argent du vendredi 10 juillet – Émission spéciale « Le monde de demain »

Economie · · Par Julie MOREAU

L'intégrale de C'est Votre Argent du vendredi 10 juillet – Émission spéciale « Le monde de demain »

Le monde de demain : une économie sous le signe de la dette et de la productivité Vendredi 10 juillet, l’émission C’est Votre Argent sur BFM Business, animée pa

Le monde de demain : une économie sous le signe de la dette et de la productivité

Vendredi 10 juillet, l’émission C’est Votre Argent sur BFM Business, animée par Marc Fiorentino, a consacré un numéro spécial au thème du « monde de demain ». Autour de la table, quatre économistes de renom ont confronté leurs analyses sur les mutations structurelles à l’œuvre. Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeure à la Sorbonne, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, et Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, ont débattu des défis posés par l’endettement massif, la transformation du travail et la place de l’Europe dans la compétition mondiale. Retour sur les principaux axes de cette émission, disponible en podcast.

Le poids de la dette publique : un équilibre précaire

L’un des thèmes centraux abordés a été la question de la soutenabilité de la dette publique, qui a explosé dans la foulée des mesures de soutien à l’économie post-pandémie. Les intervenants ont souligné que la France, avec un ratio d’endettement dépassant les 110 % du PIB, se trouve dans une situation inédite en temps de paix. Selon les analyses évoquées, le « monde de demain » devra composer avec des taux d’intérêt potentiellement plus volatils, ce qui pourrait renchérir le coût du service de la dette. Denis Ferrand, de Rexecode, aurait notamment insisté sur la nécessité de ne pas considérer cette dette comme une fatalité, à condition qu’elle finance des investissements productifs et non des dépenses de fonctionnement. Jean-Marc Daniel, pour sa part, aurait rappelé les précédents historiques de désendettement, souvent douloureux, et la tentation de l’inflation comme variable d’ajustement.

La productivité, clé de la croissance future

Un autre point de convergence entre les économistes a porté sur l’impératif de relancer la productivité. Anne-Sophie Alsif aurait pointé le paradoxe français : un capital humain élevé, mais une productivité qui stagne depuis une décennie. Le « monde de demain » ne pourra pas, selon elle, se contenter de la consommation pour tirer la croissance. Christopher Dembik, de Pictet Asset Management, aurait ajouté une dimension internationale en soulignant que les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les technologies de rupture, notamment l’intelligence artificielle. L’Europe, et la France en particulier, risquent de décrocher si elles n’accélèrent pas leurs réformes structurelles. L’émission a ainsi mis en lumière le lien entre innovation, formation et gains de productivité, sans lesquels le financement des modèles sociaux serait compromis.

L’investissement et la stratégie d’entreprise : un virage nécessaire

La discussion a également porté sur le rôle des entreprises dans cette recomposition économique. Les intervenants ont évoqué la nécessité d’un « choc d’investissement », tant public que privé, pour accompagner la transition écologique et numérique. Marc Fiorentino aurait interrogé ses invités sur la capacité des PME françaises à se financer dans un contexte de taux encore bas, mais incertain. Selon les informations diffusées, le débat a mis en avant l’importance des marchés financiers comme levier de croissance, avec des exemples d’introductions en Bourse réussies. Cependant, les économistes auraient nuancé cet optimisme en rappelant que la volatilité des marchés et les tensions géopolitiques pourraient freiner les ardeurs des investisseurs. Le « monde de demain » exigerait donc une vision stratégique à long terme, plutôt que la quête de rendements immédiats.

Conclusion : entre prudence et espoir

Au terme de cette émission spéciale, un constat s’impose : le « monde de demain » ne sera pas un simple retour à la normale, mais une transformation profonde des équilibres macroéconomiques. La dette, la productivité et l’investissement sont les trois piliers sur lesquels les économistes invités ont appelé à bâtir une croissance durable. Si les risques sont réels – inflation, fragmentation commerciale, endettement excessif –, des opportunités existent, à condition de faire preuve de volontarisme politique et de pragmatisme économique. Les auditeurs sont invités à réécouter l’intégrale de l’émission en podcast pour approfondir ces analyses.