«L’individu va délibérément dans l’eau» : le procureur dément les rumeurs de violences policières avant l’agression du policier à Belfort

## Belfort : le procureur dément les rumeurs de violences policières avant l'agression d'un commandant C'est une mise au point qui vise à éteindre une polémique
## Belfort : le procureur dément les rumeurs de violences policières avant l'agression d'un commandant
C'est une mise au point qui vise à éteindre une polémique naissante. Samedi 3 octobre, le procureur de la République de Belfort, Paul-Edouard Lallois, a formellement contesté les rumeurs de violences policières qui circulaient depuis la veille, en marge des affrontements entre manifestants lycéens et forces de l'ordre dans le Territoire de Belfort. Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, le magistrat a précisé que la victime présumée, un commandant de police né en 1967, n'avait pas été poussée à l'eau par les forces de l'ordre, contrairement à ce que suggéraient certaines publications sur les réseaux sociaux.
## Un commandant de police agressé en marge du mouvement lycéen
Les faits remontent à vendredi, en marge d'une mobilisation lycéenne qui a dégénéré en affrontements entre manifestants et policiers. Le commandant de police, chef du service départemental du renseignement territorial du Territoire de Belfort, a été victime d'un passage à tabac. Selon le procureur, l'individu concerné « va délibérément dans l'eau », une formulation qui contredit la thèse d'une intervention policière ayant provoqué sa chute. L'enquête a été ouverte pour tentative de meurtre, un chef d'accusation qui souligne la gravité des violences subies par ce fonctionnaire de police.
## Plusieurs suspects identifiés, un mineur relâché
D'après les déclarations du procureur Lallois à l'AFP, « plusieurs personnes » ont été « désormais identifiées comme susceptibles d'être parmi les auteurs principaux » de l'agression. Le magistrat s'est dit « assez optimiste » quant à la perspective d'interpellations dans les 24 heures, sans toutefois préciser le nombre exact de suspects ni s'ils constituaient l'ensemble des personnes recherchées. En effet, un jeune homme de 17 ans, arrêté la veille en lien avec les faits, a été remis en liberté samedi midi, aucune charge n'ayant été retenue contre lui. Selon les éléments communiqués, rien ne démontrerait qu'il ait frappé le policier, bien qu'il se trouvait sur place au moment des faits.
## Une enquête sous tension
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour du mouvement lycéen, qui a donné lieu à plusieurs incidents ces dernières semaines. La mise au point du procureur semble viser à prévenir une escalade des accusations croisées entre partisans et opposants des forces de l'ordre. Toutefois, la rapidité avec laquelle les rumeurs de violences policières se sont propagées illustre la défiance qui entoure désormais ce type d'incidents. Par ailleurs, la qualification de tentative de meurtre retenue par le parquet témoigne de la volonté de la justice de traiter l'affaire avec la plus grande rigueur, d'autant plus que la victime exerce des fonctions sensibles au sein du renseignement territorial.
L'enquête se poursuit sous l'autorité du parquet de Belfort, qui devrait communiquer de nouveaux éléments dans les prochaines heures. Si les arrestations annoncées se concrétisent, elles pourraient permettre d'établir le déroulé précis des faits et de faire la lumière sur les circonstances exactes de l'agression. Le démenti du procureur n'a pas encore suffi à apaiser les échanges sur les réseaux sociaux, où les appels à la prudence se heurtent à des interprétations divergentes des images circulant depuis vendredi.