L’histoire méconnue du Groenland, ce territoire qui obsède Trump et bien d’autres avant lui

Le Groenland, plus grande île du globe, grande comme quatre fois la France métropolitaine, suscite depuis près de 150 ans la convoitise de plusieurs présidents
Le Groenland, plus grande île du globe, grande comme quatre fois la France métropolitaine, suscite depuis près de 150 ans la convoitise de plusieurs présidents américains. Selon un grand récit publié par Le Figaro le 24 janvier 2026, ce territoire, colonie puis province du Danemark désormais tenté par l'indépendance, se situe au cœur d'enjeux géopolitiques et stratégiques qui dépassent largement sa faible densité de population.
## Une position géographique stratégique
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, le Groenland appartient, au plan géographique, au continent américain, bien qu'il soit historiquement et politiquement rattaché à l'Europe par le biais du Danemark. Il s'étend sur quatre fuseaux horaires et sa calotte glaciaire recouvre les quatre cinquièmes de son territoire. Le point le plus septentrional du Groenland se trouve à seulement 700 kilomètres du pôle Nord, ce qui en fait une position avancée de premier ordre pour l'observation et la défense dans l'Arctique.
Cette proximité avec les États-Unis, combinée à son éloignement de l'Europe, expliquerait en partie l'intérêt constant que Washington lui porte. La base aérienne de Thulé, installée dans le nord du Groenland, illustre cette dimension militaire : des images d'archives datant de 1966 montrent un Groenlandais avec son traîneau à chiens observant les radars de cette installation, selon les documents cités par Le Figaro.
## Un peuplement ancien et des vagues migratoires successives
Le territoire a d'abord été occupé par des chasseurs-cueilleurs eskimos, venus d'Asie par vagues successives depuis 2 400 avant J.-C. Ces populations nomades, aux déplacements saisonniers, se sont installées dans cet immense espace arctique. À partir du IXe siècle de notre ère, les Vikings de la côte sud-ouest de la Norvège, poussés à s'expatrier, ont également gagné cette terre, selon l'historique dressé par Le Figaro.
Cette succession de peuplements témoigne de la capacité d'adaptation de populations confrontées à des conditions extrêmes, mais également de la position charnière du Groenland entre les mondes nord-américain et européen. La question de la souveraineté danoise, établie progressivement au fil des siècles, reste aujourd'hui au cœur des débats.
## Une tentation indépendantiste croissante
Si le Groenland demeure une province du Danemark, il semblerait que les aspirations indépendantistes gagnent du terrain, selon Le Figaro. Cette dynamique pourrait rebattre les cartes d'un équilibre géopolitique établi de longue date. En effet, l'intérêt manifesté par Donald Trump pour ce territoire s'inscrirait dans une continuité historique : plusieurs présidents américains auraient, avant lui, tenté d'acquérir ou de renforcer leur influence sur l'île.
Cette convoitise s'expliquerait notamment par les ressources naturelles potentielles du sous-sol groenlandais, ainsi que par l'importance stratégique de l'Arctique dans un contexte de tensions internationales croissantes. Toutefois, toute évolution du statut du Groenland impliquerait des négociations complexes avec Copenhague et une prise en compte des revendications locales.
## Un enjeu d'avenir pour l'Arctique
L'avenir du Groenland demeure incertain. Entre les velléités d'indépendance de sa population, les intérêts stratégiques américains et le lien historique avec le Danemark, ce territoire pourrait devenir un point de tension majeur dans les années à venir. La fonte progressive de la calotte glaciaire, en ouvrant de nouvelles routes maritimes et en facilitant l'accès aux ressources, ne ferait qu'accroître son importance géopolitique, selon les analyses rapportées par Le Figaro.