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L’Europe redoute un veto de Donald Trump sur les exportations de diesel

Une · · Par Claire BERNARD

L’Europe redoute un veto de Donald Trump sur les exportations de diesel

## L’Europe redoute un veto de Donald Trump sur les exportations de diesel Bruxelles s’inquiète d’une menace brandie par le président américain, alors que les É

## L’Europe redoute un veto de Donald Trump sur les exportations de diesel Bruxelles s’inquiète d’une menace brandie par le président américain, alors que les États-Unis fournissent à l’Union européenne près de la moitié de ses importations de diesel. Selon des informations rapportées par Le Figaro, le message en provenance de Washington demeure contradictoire, et cette incertitude pèse sur un marché déjà sous tension. D’après le quotidien, Donald Trump s’est déclaré favorable, mardi soir, à une interdiction d’exporter le diesel produit sur le sol américain. Le lendemain, la Maison-Blanche démentait cette intention. Cette séquence en deux temps, note Le Figaro, entretient un flou qui n’a pas dissipé la menace, particulièrement préoccupante pour les Européens. ## Un approvisionnement déjà fragilisé La structure des sources d’approvisionnement de l’Union européenne s’est profondément transformée depuis l’invasion de l’Ukraine. Selon Le Figaro, les exportations russes vers l’Europe se sont taries à la suite du conflit, privant le Vieux Continent d’un fournisseur historique. À cette première rupture s’est ajoutée, fin février, la dégradation de la situation au Moyen-Orient, qui a fait fondre les volumes en provenance de grands producteurs tels que la Russie et l’Arabie saoudite, premier fournisseur mondial. Dans ce contexte, les États-Unis ont pris une place déterminante. Ils assurent désormais à l’Union européenne environ la moitié de ses importations de diesel, selon les données citées par Le Figaro. Une dépendance d’autant plus sensible que les prix du carburant battent des records sur le marché européen. ## Bruxelles hausse le ton Face à cette perspective, la Commission européenne a exprimé publiquement son opposition. « Une très mauvaise idée », a jugé jeudi le porte-parole de l’exécutif européen, Olof Gill, cité par Le Figaro. Cette prise de position traduit l’inquiétude des institutions communautaires, qui redoutent qu’une restriction américaine ne prive l’Europe d’une part importante de ses approvisionnements. La menace intervient dans un calendrier délicat. En effet, les stocks européens de diesel sont traditionnellement reconstitués à l’approche de l’hiver, période de consommation accrue. Toute restriction soudaine des flux américains pourrait donc se répercuter rapidement sur les prix à la pompe et sur l’activité des secteurs dépendants du gazole, notamment le transport routier et l’agriculture. ## Une décision aux effets potentiellement durables Si elle était confirmée, une interdiction américaine d’exporter le diesel modifierait durablement la carte mondiale des échanges énergétiques. Les raffineurs européens, dont les capacités ont été réduites ces dernières décennies, ne pourraient compenser qu’en partie ce manque. L’Union européenne se verrait alors contrainte de rechercher de nouveaux fournisseurs, en Afrique ou au Moyen-Orient, avec des coûts logistiques et des délais supplémentaires. Toutefois, le démenti de la Maison-Blanche laisse ouverte l’hypothèse d’une simple pression politique, sans mise en œuvre effective. Plusieurs analystes cités par Le Figaro soulignent que ce type de déclaration peut servir de levier dans les négociations commerciales entre Washington et Bruxelles. La question demeure donc entière : s’agit-il d’une menace réelle ou d’un instrument de négociation ? La réponse pourrait déterminer, dans les prochaines semaines, la stabilité énergétique d’un continent déjà éprouvé par trois années de tensions d’approvisionnement.