L'entreprise avait été liquidée en décembre dernier: près de la moitié des anciens salariés des usines Brandt ont retrouvé un emploi

Près d'un an après la liquidation judiciaire de Brandt, le reclassement des anciens salariés des deux sites industriels progresse à un rythme supérieur aux atte
Près d'un an après la liquidation judiciaire de Brandt, le reclassement des anciens salariés des deux sites industriels progresse à un rythme supérieur aux attentes. Selon des chiffres officiels communiqués ce mercredi à l'AFP, 48 % des anciens salariés des usines de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) et de Saint-Ouen (Loir-et-Cher) inscrits à France Travail ont retrouvé une activité professionnelle.
## Un taux de retour à l'emploi supérieur à la moyenne nationale
Sur les 352 anciens salariés de ces deux sites inscrits à France Travail, 168 sont à ce jour en activité, soit près de 48 %, d'après les données officielles. Ce chiffre dépasse légèrement la fourchette estimée par l'Insee dans une note datée de 2023 : la probabilité de retrouver un emploi salarié dans le secteur privé, un an après la rupture du contrat, y était évaluée entre 42 et 47 % pour les personnes licenciées ou ayant signé une rupture conventionnelle. France Travail qualifie ces résultats de « plutôt bons », un jugement que la comparaison statistique tend à confirmer.
## Saint-Jean-de-la-Ruelle : 43 % de reclassement, dont 59 CDI
Le site du Loiret, qui employait 310 personnes avant la liquidation, affiche un taux de retour à l'emploi de 43 %. Selon des chiffres transmis à l'AFP par la préfecture du Loiret, 110 des 256 anciens salariés suivis ont retrouvé un emploi, dont 59 en contrat à durée indéterminée. La préfecture précise avoir elle-même recruté l'un de ces anciens salariés, un signal envoyé aux entreprises du territoire quant à l'employabilité de ces profils industriels.
## Saint-Ouen : 60 % en activité, des reconversions en cours
Dans le Loir-et-Cher, la dynamique est encore plus marquée. Sur les 96 anciens salariés du site de Saint-Ouen, 58 sont actuellement en activité, soit 60 % d'entre eux. À ce contingent s'ajoutent 14 personnes engagées dans un projet de reconversion professionnelle et quatre dans un projet de création d'entreprise. Ces parcours de transition, qui ne sont pas comptabilisés comme emplois salariés, témoignent d'une recomposition des trajectoires professionnelles au-delà du seul retour au salariat classique.
## Un accompagnement coordonné entre acteurs publics
Les préfectures des deux départements, France Travail et la région Centre-Val de Loire mènent des actions conjointes allant de l'aide à la recherche d'emploi jusqu'aux dispositifs de reconversion. L'objectif affiché est de parvenir à « une solution » pour tous les anciens salariés d'ici fin 2026, selon les éléments communiqués. La liquidation de l'ancien fleuron centenaire de l'électroménager — qui exploitait les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich et employait environ 700 personnes — avait suscité de vives inquiétudes sur le devenir des bassins d'emploi concernés.
Le redressement partiel de ces indicateurs ne masque toutefois pas la situation des salariés encore sans activité, soit environ la moitié des effectifs suivis. Le suivi des reconversions en cours et l'évolution des inscriptions à France Travail dans les prochains mois constitueront des indicateurs déterminants pour évaluer l'efficacité durable du dispositif d'accompagnement.