L'Egypte prête à passer une nouvelle commande de Rafale

L’Égypte s’apprête à renforcer sa flotte de chasseurs-bombardiers avec une nouvelle commande d’avions Rafale, selon les informations rapportées par BFM Business
L’Égypte s’apprête à renforcer sa flotte de chasseurs-bombardiers avec une nouvelle commande d’avions Rafale, selon les informations rapportées par BFM Business. Ce dossier, qui intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes, confirmerait la relation de longue date entre Le Caire et l’industrie aéronautique française, déjà illustrée par des contrats antérieurs significatifs.
### Un partenariat militaire consolidé
Depuis 2015, l’Égypte figure parmi les principaux acquéreurs du Rafale, appareil fabriqué par Dassault Aviation. Le pays avait déjà passé commande de 24 exemplaires dans le cadre d’un premier contrat, suivi d’une seconde tranche de 30 appareils annoncée en 2021. Selon BFM Business, cette nouvelle commande potentielle s’inscrirait dans la continuité de ces accords, bien que le nombre exact d’avions concernés n’ait pas été précisé à ce stade. Les discussions porteraient également sur des équipements associés, notamment des munitions et des systèmes de maintenance, sans que ces éléments soient officiellement confirmés par les parties prenantes.
### Des enjeux industriels et diplomatiques
Pour la France, ce contrat représenterait un soutien notable pour la filière aéronautique, qui emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes à travers le territoire. Dassault Aviation, dont le carnet de commandes repose en partie sur les exportations, pourrait voir son volume d’activité renforcé sur les prochaines années. Sur le plan diplomatique, cette vente d’armement intervient dans une région où la sécurité est une priorité pour Le Caire, qui fait face à des menaces sécuritaires multiples, notamment en Libye et dans la péninsule du Sinaï. Les autorités égyptiennes n’ont, pour l’heure, fait aucune déclaration publique officielle concernant cette possible acquisition.
### Un marché de l’armement en pleine recomposition
Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord demeurent des zones clés pour les exportateurs d’armement européens, américains et asiatiques. L’Égypte, qui cherche à moderniser ses capacités militaires, a également diversifié ses sources d’approvisionnement ces dernières années, avec des achats auprès de la Russie ou de la Chine pour certains équipements. Le Rafale, concurrent direct du F-16 américain ou de l’Eurofighter européen, bénéficie toutefois d’une réputation solide en matière de polyvalence et de technologie embarquée. Les observateurs du secteur estiment que la conclusion de ce nouvel accord pourrait inciter d’autres pays de la région, comme la Jordanie ou le Qatar, à envisager des commandes similaires à moyen terme.
### Une annonce attendue avec prudence
Si BFM Business évoque une commande « prête à être passée », les analystes recommandent la prudence, rappelant que les négociations dans le domaine de la défense sont souvent longues et sujettes à des aléas politiques ou budgétaires. Les modalités financières de l’opération, notamment les possibles facilités de paiement ou les compensations industrielles, n’ont pas été divulguées. Par ailleurs, la question des droits de l’homme pourrait être soulevée par certains parlementaires européens, comme ce fut le cas lors des précédents contrats avec Le Caire, sans que cela n’ait, jusqu’ici, freiné les transactions.
### Une dynamique à confirmer
En attendant une confirmation officielle, ce dossier illustre les liens étroits tissés entre la France et l’Égypte dans le domaine de la défense. Pour Dassault Aviation, qui a livré plus de 40 Rafale à l’exportation depuis le premier contrat égyptien, cette nouvelle étape pourrait consolider sa position sur un marché concurrentiel. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur le calendrier et l’ampleur de cette commande, qui, si elle se concrétise, renforcerait encore la coopération militaire bilatérale entre Paris et Le Caire.