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L’éditorial d’Yves Thréard : «Lyhanna, l’insupportable impunité des magistrats»

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial d’Yves Thréard : «Lyhanna, l’insupportable impunité des magistrats»

# Lyhanna : l’éditorial d’Yves Thréard dénonce l’impunité des magistrats face à une faillite judiciaire Le Figaro a publié le 7 juin 2026 un éditorial signé Yve

# Lyhanna : l’éditorial d’Yves Thréard dénonce l’impunité des magistrats face à une faillite judiciaire Le Figaro a publié le 7 juin 2026 un éditorial signé Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction, intitulé « Lyhanna, l’insupportable impunité des magistrats ». Ce texte, réservé aux abonnés, s’inscrit dans le sillage de l’assassinat de la jeune collégienne et pointe du doigt les défaillances du système judiciaire français, dont les responsables, selon l’éditorialiste, n’auraient toujours pas rendu de comptes. ## Des fautes « graves, très graves » à l’origine du drame Selon Yves Thréard, Lyhanna n’a pas seulement été victime de son bourreau. « Ce sont aussi des fautes graves, très graves qui l’ont tuée », écrit-il dans son éditorial. L’auteur estime que les circonstances de l’assassinat ne sauraient être simplement condamnées par des déclarations officielles. Il évoque le « constat d’échec pour tout le monde » dressé par le ministère de la Justice, une formule qui, selon lui, « laisse pantois » tant les responsabilités sont manifestes. L’éditorialiste rappelle que les professionnels de la justice, garants de l’État de droit, connaissaient le danger que représentait l’assassin de Lyhanna depuis longtemps. Il s’interroge notamment sur le traitement d’une plainte pour viol déposée contre lui concernant une autre fillette : « Comment une plainte contre lui pour le viol d’une autre fillette a-t-elle pu dormir neuf mois dans les archives ? », questionne-t-il, dénonçant une inaction administrative aux conséquences tragiques. ## Une réponse institutionnelle jugée insuffisante Yves Thréard ne se contente pas de déplorer les faits. Il critique également les réponses apportées par les autorités. « On ne saurait donc se contenter des excuses du garde des Sceaux », affirme-t-il, tout en exprimant un scepticisme marqué quant aux « multiples réunions convoquées au plus haut niveau et aux enquêtes administratives diligentées ». Pour l’éditorialiste, ces mesures relèvent davantage d’une communication institutionnelle que d’une réelle volonté de réforme. Il écarte par ailleurs l’argument récurrent des « moyens insuffisants » avancé par les magistrats pour justifier les délais de traitement des plaintes. « La réponse n’est pas la sempiternelle “question de moyens” », tranche-t-il, suggérant que des responsabilités individuelles devraient être engagées au sein de l’institution judiciaire. ## Un appel à une remise en cause profonde du système L’éditorial d’Yves Thréard dépasse le simple récit d’un fait divers pour s’inscrire dans une critique plus large de la culture de l’impunité au sein de la magistrature française. En titrant sur « l’insupportable impunité des magistrats », il pose une question centrale : celle de la responsabilité professionnelle des acteurs judiciaires dans des affaires où des vies auraient pu être sauvées par une action plus rapide et plus rigoureuse. L’article, dont la suite est réservée aux abonnés du Figaro, intervient dans un contexte où plusieurs affaires similaires ont émaillé l’actualité judiciaire ces dernières années, suscitant un débat récurrent sur l’évaluation et la sanction des erreurs commises par les magistrats. Alors que le garde des Sceaux a reconnu un « échec collectif », la question de savoir si des mesures disciplinaires ou des réformes structurelles seront engagées demeure ouverte.