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L’éditorial d’Yves Thréard : « La désespérance des Français face aux politiciens de l’impuissance »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial d’Yves Thréard : « La désespérance des Français face aux politiciens de l’impuissance »

L’éditorial d’Yves Thréard : « La désespérance des Français face aux politiciens de l’impuissance » Alors que la France se trouve à dix mois de l’élection prési

L’éditorial d’Yves Thréard : « La désespérance des Français face aux politiciens de l’impuissance »

Alors que la France se trouve à dix mois de l’élection présidentielle, un éditorial d’Yves Thréard, publié le 2 juillet 2026 dans Le Figaro, dresse un constat sévère sur l’état d’esprit des citoyens. Selon l’éditorialiste, le « rêve français » semble s’évanouir, plombé par une défiance généralisée envers une classe politique jugée impuissante et déconnectée des réalités.

Un sombre tableau de la nation

L’éditorial s’appuie sur une étude de la Fondapol, présentée par Le Figaro, qui brosserait un « sombre tableau de l’état de la nation ». Yves Thréard y décrit un moral au plus bas et une inquiétude au plus haut, dans un contexte marqué par des crises multiples : migratoire, identitaire, industrielle, sécuritaire, sociale, environnementale, politique et générationnelle. Ce faisceau de tensions nourrirait un sentiment de perte de contrôle, où la mondialisation est « clouée au pilori » et où la crainte de voir chuter son niveau de vie devient prégnante.

Au-delà des préoccupations économiques, l’éditorialiste souligne une peur plus profonde, presque existentielle : celle que « la France ne soit plus la France ». Les citoyens redouteraient la disparition de ses traditions, de sa culture et de son art de vivre, comme si l’avenir et l’histoire du pays leur échappaient. Cette angoisse identitaire, selon Yves Thréard, pourrait alimenter un sentiment de dépossession et de fragmentation du corps social.

La classe politique en accusation

Pour vaincre ce « pessimisme ambiant », la classe politique actuelle paraîtrait « bien mal placée ». L’éditorialiste note que les partis dits de gouvernement, qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre, inspirent une « immense méfiance ». Jugés « désespérants », ils seraient tenus pour responsables du marasme ambiant. Yves Thréard pointe un manque d’audace, de volonté et de courage, qualifiant les responsables politiques de « trotte-menu de l’impuissance ».

Cette critique acerbe reflète un sentiment partagé par une partie de l’opinion, qui verrait dans les élites politiques une incapacité à répondre aux défis contemporains. L’éditorial suggère que cette défiance pourrait avoir des conséquences électorales majeures, en favorisant des candidats ou des mouvements perçus comme plus radicaux ou plus en phase avec les angoisses populaires.

Des perspectives incertaines

Face à ce constat, Yves Thréard n’offre pas de solution immédiate, mais laisse entendre que le rejet des formations traditionnelles pourrait ouvrir la voie à des alternatives politiques. À dix mois du scrutin présidentiel, la question centrale reste de savoir si une force politique parviendra à incarner un espoir crédible pour sortir de cette « désespérance ». L’éditorial, en somme, interroge la capacité du système politique à se réinventer pour répondre à une crise de confiance qui semble s’installer durablement dans le pays.