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L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Jean-Luc Mélenchon, la stratégie de l’école brûlée »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Jean-Luc Mélenchon, la stratégie de l’école brûlée »

Paris, le 1er octobre 2026. Dans les colonnes du Figaro, l’éditorialiste Vincent Trémolet de Villers signe une analyse au vitriol de la stratégie attribuée à La

Paris, le 1er octobre 2026. Dans les colonnes du Figaro, l’éditorialiste Vincent Trémolet de Villers signe une analyse au vitriol de la stratégie attribuée à La France insoumise, sous un titre évocateur : « Jean-Luc Mélenchon, la stratégie de l’école brûlée ». Selon l’auteur, le mouvement fondé par l’ancien candidat à la présidentielle poursuivrait une logique de conflictualisation systématique, au risque de consolider la défiance qu’il suscite déjà dans une large partie de l’opinion. ## Une « mélenchonologie » en quête de cohérence D’après l’analyse publiée par Le Figaro, la ligne politique de La France insoumise apparaîtrait difficilement lisible, oscillant entre tentation de normalisation et radicalité assumée. Vincent Trémolet de Villers évoque ainsi une « science inexacte », soulignant les variations d’image de Jean-Luc Mélenchon, tour à tour présenté comme un responsable tempéré ou comme un tribun révolutionnaire. Cette instabilité, selon l’éditorialiste, ne serait pas accidentelle : elle répondrait à une stratégie de mobilisation permanente, où la tension primerait sur la délibération démocratique. Le texte cite notamment le cas de quarante élus insoumis qui, mardi, auraient « attisé la colère partout où c’est possible en France », sans que le contexte précis de ces actions ne soit détaillé dans l’extrait disponible. ## Le spectre de l’émeute comme horizon politique L’éditorial soutient que ce mouvement céderait « toujours à la tentation d’une émeute, quel que soit le candidat, quel que soit le résultat, quelles que soient les circonstances ». Une formule qui, si elle relève de l’opinion de son auteur, s’inscrit dans un contexte de vives tensions politiques à sept mois d’un premier tour électoral. Vincent Trémolet de Villers rappelle que la violence était initialement envisagée par certains observateurs en cas de second tour face à Marine Le Pen. Or, selon lui, les événements récents contrediraient cette chronologie, la conflictualité s’exprimant bien en amont de l’échéance. Cette lecture rejoint une critique récurrente adressée à LFI : celle d’une pratique politique reposant sur l’affrontement plutôt que sur la construction d’alternatives institutionnelles. ## Un renversement sémantique dénoncé L’éditorialiste pointe également ce qu’il décrit comme un « renversement sémantique » opéré par les insoumis, citant l’opposition entre la notion d’« ensauvagement » de la société et celle de « sauvagerie policière ». Selon lui, cette inversion lexicale viserait à délégitimer les forces de l’ordre et à imposer un cadre idéologique binaire, celui du « eux » contre « nous ». Vincent Trémolet de Villers y voit une mécanique éprouvée, qu’il rattache à une tradition marxiste-léniniste. Cette analyse, formulée sans nuance par l’auteur, s’inscrit dans une ligne éditoriale connue du Figaro, régulièrement critique à l’égard de La France insoumise. Elle intervient alors que le parti de Jean-Luc Mélenchon progresse dans plusieurs enquêtes d’opinion, une dynamique que l’éditorialiste juge paradoxale au regard des risques de rejet qu’engendrerait, selon lui, cette stratégie. ## Une défiance majoritaire en question La question centrale posée par l’éditorial demeure celle de l’opportunité politique : pourquoi un mouvement en progression prendrait-il le risque de renforcer une défiance majoritaire déjà existante à son encontre ? Vincent Trémolet de Villers n’apporte pas de réponse définitive, laissant entendre que la logique insoumise obéirait davantage à une pulsion idéologique qu’à un calcul électoral rationnel. Cette interrogation rejoint un débat plus large sur la capacité de La France insoumise à élargir sa base au-delà de son électorat traditionnel, à l’heure où la gauche cherche un nouvel équilibre. L’éditorial, publié le 1er octobre 2026, s’inscrit dans une séquence politique dense, marquée par la préparation des prochaines échéances nationales. Il illustre, en creux, la persistance d’un clivage profond sur les méthodes et les finalités du combat politique, que les prochains mois pourraient venir exacerber ou, à l’inverse, recomposer.