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L’éditorial de Philippe Gélie : « Xi Jinping, le marionnettiste chinois qui veut doubler l’Amérique en 2049 »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Philippe Gélie : « Xi Jinping, le marionnettiste chinois qui veut doubler l’Amérique en 2049 »

L’éditorial de Philippe Gélie, publié dans Le Figaro le 13 août 2026, dresse un portrait sans ambiguïté de la stratégie géopolitique de Pékin. Sous le titre exp

L’éditorial de Philippe Gélie, publié dans Le Figaro le 13 août 2026, dresse un portrait sans ambiguïté de la stratégie géopolitique de Pékin. Sous le titre explicite « Xi Jinping, le marionnettiste chinois qui veut doubler l’Amérique en 2049 », le journaliste y décrit une Chine qui, selon lui, utilise ses partenariats avec la Russie et l’Iran comme des leviers dans sa confrontation avec Washington, tout en évitant une implication militaire directe. ## Une stratégie de contournement fondée sur des alliés de circonstance D’après l’éditorial de Philippe Gélie, la Chine de Xi Jinping chercherait à « tirer parti du chaos du monde » sans jamais s’exposer inutilement. L’analyse publiée par Le Figaro suggère que Pékin entretiendrait une posture de neutralité affichée, tout en soutenant activement Moscou dans le conflit ukrainien. Selon les informations rapportées par le journaliste, la coopération militaire entre la Chine et la Russie dépasserait largement le cadre de la simple fourniture de composants destinés à l’économie de guerre du Kremlin. Cette lecture, qui émane d’un éditorialiste reconnu pour ses analyses géopolitiques, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les grandes puissances. Par ailleurs, l’article mentionne que la Chine tirerait également des enseignements de la « résistance du régime iranien », tout en livrant un « bras de fer » aux Européens concernant l’écoulement de ses surcapacités de production industrielle. Cette stratégie multidirectionnelle viserait, selon l’auteur, à affaiblir ce qu’il nomme l’« Occident global », à savoir les États-Unis, l’Europe et les nations adhérant au modèle de démocratie libérale. ## Un réseau d’influence étendu au-delà des puissances établies L’éditorial de Philippe Gélie établit également une cartographie des alliés de la Chine dans cette épreuve de force. Outre la Russie et l’Iran, la Corée du Nord figurerait parmi les partenaires de Pékin, aux côtés de « quantité de pays tiers plus ou moins achetés ou intimidés ». Le journaliste utilise la métaphore du « marionnettiste » pour décrire le rôle que jouerait Xi Jinping dans la coordination de ces différents acteurs. Cette représentation suggère une capacité d’influence chinoise qui s’étendrait bien au-delà de ses frontières, en s’appuyant sur des leviers économiques, diplomatiques et potentiellement militaires. Il convient de noter que ces affirmations, bien que détaillées et argumentées, proviennent d’un éditorial — un format qui relève de l’opinion et de l’analyse personnelle de l’auteur, et non d’une enquête factuelle exhaustive. Le Figaro, qui publie ce texte dans sa rubrique réservée aux abonnés, présente cette vision comme une lecture possible des dynamiques internationales actuelles, sans que les preuves tangibles de ces coopérations soient exposées dans l’extrait disponible. ## Un objectif affiché à l’horizon 2049 Le titre de l’éditorial fait référence à une échéance précise : l’année 2049, qui marquera le centenaire de la fondation de la République populaire de Chine. Cette date est régulièrement évoquée par les autorités chinoises comme un horizon pour la réalisation de leurs objectifs nationaux, notamment en matière de développement et de puissance internationale. Selon l’analyse de Philippe Gélie, cet objectif inclurait la volonté de « doubler l’Amérique » dans la hiérarchie des puissances mondiales. Cette perspective s’inscrit dans un contexte où les rivalités économiques et technologiques entre Pékin et Washington se sont intensifiées ces dernières années. L’éditorial suggère que la Chine adopterait une approche patiente et calculée, privilégiant les gains progressifs aux confrontations directes. La référence aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient comme sources d’enseignements pour Pékin indique, selon l’auteur, une volonté d’adaptation constante de la stratégie chinoise face aux évolutions du contexte mondial. ## Une vision éditoriale à replacer dans le paysage médiatique Il est essentiel de souligner que ce texte relève de la production éditoriale du Figaro, un média français historiquement ancré dans une sensibilité politique de droite. L’utilisation du terme « Chine rouge » dans l’article, ainsi que la caractérisation des alliances chinoises, reflète une grille de lecture spécifique qui ne fait pas consensus dans l’ensemble du paysage médiatique et académique. D’autres analyses, notamment celles émanant de chercheurs spécialisés en relations internationales, pourraient offrir des lectures plus nuancées des intentions et des capacités réelles de la diplomatie chinoise. L’article, dont une partie substantielle est réservée aux abonnés, ne livre que 44 % de son contenu dans l’extrait disponible. Les développements ultérieurs de l’éditorial pourraient apporter des précisions sur les mécanismes concrets de cette stratégie chinoise, les réponses envisagées par les puissances occidentales, ou encore les limites potentielles de cette approche. Sans ces éléments, l’analyse présentée demeure partielle, même si elle offre un aperçu significatif de la perception d’une partie de la presse européenne concernant les ambitions de Pékin.