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L’éditorial de Philippe Gélie : « Donald Trump rattrapé par la loi du pouvoir »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Philippe Gélie : « Donald Trump rattrapé par la loi du pouvoir »

# Donald Trump rattrapé par la loi du pouvoir : l'éditorial de Philippe Gélie interroge le déclin de la « magic touch » présidentielle Dans un éditorial publié

# Donald Trump rattrapé par la loi du pouvoir : l'éditorial de Philippe Gélie interroge le déclin de la « magic touch » présidentielle Dans un éditorial publié le 9 juin 2026 dans Le Figaro, Philippe Gélie dresse un constat sans appel sur la présidence de Donald Trump : après un an et demi d'une gouvernance brutale et décomplexée, le 47e président des États-Unis semblerait aujourd'hui confronté à des revers inattendus. De ses ambitions personnelles les plus triviales jusqu'aux rapports de force internationaux, « rien ne va comme le président américain le voudrait », écrit le journaliste, qui s'interroge sur la disparition de cette « magic touch » qui caractérisait jusqu'alors le locataire de la Maison-Blanche. ## Une présidence fondée sur l'audace et la dérégulation Selon Philippe Gélie, Donald Trump a, pendant environ dix-huit mois, « secoué comme personne les États-Unis et le monde ». L'éditorialiste énumère les actions marquantes de cette période : la purge de l'administration fédérale, l'annulation de pans entiers de réglementation, l'expulsion de milliers de clandestins, l'imposition de droits de douane universels, l'abandon de l'Ukraine, la mise à mal de l'Otan, ainsi que des agressions diplomatiques visant aussi bien les alliés que les ennemis idéologiques. Jusqu'à récemment, ces décisions n'avaient pas provoqué de « véritable catastrophe, économique ou sécuritaire », malgré une « constante prise de risques ». Cette période faste semblait valider l'approche trumpienne, mêlant instinct, sens commun, audace et chance. ## Les signes d'un essoufflement politique et économique Toutefois, l'éditorial suggère que ce « traitement de cheval » pourrait désormais montrer ses limites. Philippe Gélie avance plusieurs hypothèses pour expliquer ce revirement : « l'effet à retardement » des réformes radicales, la « saturation du système américain », ou encore la « démonstration des limites de la première puissance mondiale ». Il n'exclut pas non plus une combinaison de ces facteurs. Le constat est clair : « plus grand-chose ne semble sourire à l'impérieux Donald Trump ». Cette analyse intervient dans un contexte où les défis s'accumulent pour l'administration américaine, tant sur le plan intérieur qu'international. Les droits de douane universels, par exemple, pourraient avoir des répercussions économiques significatives, tandis que l'isolement diplomatique des États-Unis pourrait fragiliser leur position géopolitique. ## Une interrogation sur la durabilité du modèle trumpien L'éditorial de Philippe Gélie soulève une question fondamentale : la méthode Trump, fondée sur la dérégulation massive et l'unilatéralisme, est-elle viable à long terme ? Si elle a pu produire des résultats immédiats, les signes d'essoufflement actuels pourraient indiquer que les institutions américaines et internationales opposent une résistance croissante à ce mode de gouvernance. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si Donald Trump parviendra à retrouver sa « magic touch » ou si, au contraire, la « loi du pouvoir » évoquée par le journaliste finira par avoir raison de ses ambitions. L'avenir de la présidence américaine et de ses relations avec le reste du monde se joue peut-être dans cette période charnière.