L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «L’heure de la revanche de la Chine, qui veut vassaliser l’Europe»

# L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «L’heure de la revanche de la Chine, qui veut vassaliser l’Europe» Dans un éditorial publié le 17 juillet 2026 dans Le Fig
# L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «L’heure de la revanche de la Chine, qui veut vassaliser l’Europe»
Dans un éditorial publié le 17 juillet 2026 dans *Le Figaro*, le journaliste Patrick Saint-Paul dresse un constat alarmant sur les ambitions géopolitiques de la Chine sous la présidence de Xi Jinping. Selon l’auteur, Pékin serait en train de préparer sa revanche sur les puissances occidentales, profitant notamment du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pour accélérer son emprise sur l’Europe. Un scénario qui, s’il se confirmait, redessinerait profondément les équilibres mondiaux.
## Une revanche préparée de longue date
D’après Patrick Saint-Paul, Xi Jinping aurait planifié cette riposte depuis son arrivée au pouvoir en 2012, porté par le « rêve chinois » de grandeur retrouvée. L’éditorialiste s’appuie sur l’exemple de Chongqing, mégalopole de 32 millions d’habitants — soit l’équivalent de la population de l’Autriche —, dont les tours futuristes et les ponts suspendus symboliseraient la démesure et la vitalité vertigineuse de la Chine. Cette transformation spectaculaire témoignerait, selon lui, de l’effacement des traumatismes historiques : le siècle d’humiliations infligées par les Occidentaux, le Grand Bond en avant, la grande famine et la Révolution culturelle ne seraient plus que de lointains souvenirs. « L’heure de la revanche a sonné », écrit-il.
## L’accélérateur Trump et le désengagement américain
Le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump agirait comme un « formidable accélérateur » pour les ambitions chinoises, selon l’éditorial. En se désengageant des affaires mondiales, le président américain ouvrirait la voie à Pékin, qui sortirait également renforcée de la guerre d’Iran grâce à ses colossales réserves de pétrole. Cette double opportunité permettrait à la Chine d’étendre son influence, notamment sur le continent européen, que Patrick Saint-Paul décrit comme potentiellement « vassalisé ». L’Occident, aveuglé par son mépris, n’aurait pas vu venir cette offensive, suggère le journaliste.
## Un regard critique sur la perception occidentale
L’éditorial, réservé aux abonnés du *Figaro*, ne se contente pas d’analyser les stratégies chinoises : il pointe également les lacunes des démocraties occidentales. Selon Patrick Saint-Paul, le mépris affiché par les puissances occidentales à l’égard de la Chine les aurait rendues aveugles à la montée en puissance de Pékin. Cette cécité stratégique, couplée au désengagement américain, créerait un vide que la Chine s’empresserait de combler. L’auteur semble ainsi appeler à une prise de conscience collective face à ce qu’il perçoit comme une menace existentielle pour l’ordre mondial actuel.
## Des implications géopolitiques majeures
Si les analyses de Patrick Saint-Paul se vérifiaient, les conséquences pour l’Europe seraient considérables. La vassalisation évoquée impliquerait une perte d’autonomie stratégique, économique et politique vis-à-vis de Pékin. Dans un contexte où les tensions commerciales et technologiques entre la Chine et les États-Unis ne cessent de s’intensifier, l’Europe se trouverait prise en étau entre deux géants. Reste à savoir si les dirigeants européens prendront la mesure de cette menace et sauront développer une réponse collective, ou s’ils continueront de sous-estimer la détermination chinoise. L’éditorial de *Le Figaro* pose en tout cas une question centrale : l’Europe a-t-elle les moyens de préserver sa souveraineté face à une Chine de plus en plus assertive ?