L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Donald Trump a rompu avec l’esprit des pères fondateurs de l’Amérique»

# Donald Trump et la rupture avec l’esprit des pères fondateurs : une analyse de l’éditorial de Patrick Saint-Paul À l’approche des célébrations des 250 ans de
# Donald Trump et la rupture avec l’esprit des pères fondateurs : une analyse de l’éditorial de Patrick Saint-Paul
À l’approche des célébrations des 250 ans de l’indépendance des États-Unis, un éditorial signé par Patrick Saint-Paul dans *Le Figaro* le 3 juillet 2026 interroge la manière dont Donald Trump entend marquer cet anniversaire. Selon le journaliste, le 47e président américain aurait rompu avec l’esprit des pères fondateurs de l’Amérique, transformant une commémoration nationale en une célébration personnelle.
## Une fête nationale détournée au profit d’un culte de la personnalité
D’après l’éditorial de Patrick Saint-Paul, les festivités du 4 juillet 2026, qui marquent les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, seraient organisées autour de la figure de Donald Trump plutôt que des principes fondateurs de la nation. Le journaliste rapporte en effet que le visage du président serait imprimé sur un billet de banque de 250 dollars créé spécialement pour l’occasion, ainsi que sur un nouveau « passeport patriotique ». Par ailleurs, son image serait déjà placardée dans les rues de Washington, une capitale fédérale qu’il tenterait de façonner à son image.
Cette mise en scène contraste avec l’esprit des pères fondateurs, qui, selon Saint-Paul, voyaient dans la déclaration d’indépendance de Philadelphie un projet collectif et non une glorification individuelle. Le journaliste souligne que Donald Trump se considérerait comme l’égal de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt, et n’exclurait pas de faire sculpter son visage dans la roche du mont Rushmore.
## Une comparaison avec César et Napoléon plutôt qu’avec Lincoln
L’éditorialiste du *Figaro* estime que Donald Trump, « saisi par la folie des grandeurs », se verrait « en César ou en Napoléon plus qu’en Lincoln pétri des principes de la démocratie ». Cette analyse suggère une rupture profonde avec la tradition présidentielle américaine, où chaque locataire de la Maison-Blanche, à sa manière et avec un succès inégal, aurait tenté d’incarner « l’esprit de la nouvelle nation » insufflé par les pères de l’Indépendance.
Patrick Saint-Paul rappelle également que des figures françaises comme La Fayette et Rochambeau s’étaient battues aux côtés des insurgents américains pour défendre des idéaux démocratiques que Donald Trump semblerait aujourd’hui ignorer. L’éditorial, publié à quelques jours des célébrations du 4 juillet 2026, pose ainsi la question de la mémoire collective et de l’héritage historique dans une Amérique fracturée.
## Un président qui se rêve en monument national
Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, Donald Trump ne concevrait pas cet anniversaire autrement que comme une fête à sa gloire. Le journaliste précise que le président se compare fréquemment à Abraham Lincoln, bien que ses actions et ses ambitions le rapprocheraient davantage des empereurs romains ou des monarques absolus. Cette tendance à l’autoglorification interroge, d’autant plus que les États-Unis traversent une période de profondes divisions politiques et sociales.
L’éditorial de Patrick Saint-Paul, réservé aux abonnés du journal, s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution de la démocratie américaine et la personnalisation du pouvoir sous l’administration Trump. Alors que les festivités du 4 juillet 2026 approchent, cette analyse suggère que l’esprit des pères fondateurs, fondé sur l’humilité républicaine et le service de la nation, aurait cédé la place à une logique de glorification individuelle sans précédent dans l’histoire des États-Unis.