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L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Donald Trump en Iran, de “l’art du deal” à “l’art de la guerre”»

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Donald Trump en Iran, de “l’art du deal” à “l’art de la guerre”»

L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Donald Trump en Iran, de “l’art du deal” à “l’art de la guerre”» Dans un éditorial publié le 2 juin 2026 et réservé aux abo

L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Donald Trump en Iran, de “l’art du deal” à “l’art de la guerre”»

Dans un éditorial publié le 2 juin 2026 et réservé aux abonnés, le journaliste Patrick Saint-Paul, pour Le Figaro, analyse le revirement stratégique de l’administration Trump face à l’Iran. Selon l’auteur, le président américain, fort de sa rhétorique sur « l’art du deal », aurait cru pouvoir réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, mais se heurterait désormais à une réalité bien plus complexe : celle de la gestion d’un conflit dans la poudrière du Moyen-Orient.

De la promesse de paix à l’engrenage militaire

L’éditorialiste rappelle que l’intention affichée pour justifier ce conflit était de « faire tomber les mollahs ». Depuis la révolution de 1979 et la crise des otages à l’ambassade américaine, tous les prédécesseurs de Donald Trump auraient été tentés d’abattre le régime de Téhéran, décrit comme persécutant son propre peuple et menaçant la sécurité régionale, notamment en promettant de « rayer de la carte Israël ». Cependant, après avoir étudié les options militaires, tous se seraient finalement ravisés, une prudence que Donald Trump, grisé par sa victoire éclair au Venezuela, aurait choisi d’ignorer, selon Patrick Saint-Paul. L’éditorial souligne que les chances de succès d’une telle entreprise étaient jugées « trop incertaines » par ses prédécesseurs.

« L’art de la guerre » face à la complexité du terrain

Concepteur de « l’art du deal » et chantre de la « paix par la force », Donald Trump pensait donc réussir là où d’autres ont reculé. Mais, comme le souligne l’éditorialiste, « l’art de la guerre dans la poudrière du Moyen-Orient est plus complexe qu’une partie d’immobilier à New York ». L’auteur cite implicitement l’ouvrage de Sun Tzu pour rappeler que la stratégie militaire ne se résume pas à une simple transaction. L’éditorial, dont le contenu complet est réservé aux abonnés, évoque également que le régime iranien aurait été « décapité au premier jour du conflit », une information qui, si elle se confirme, marquerait un tournant décisif dans l’opération, mais dont les conséquences à long terme restent incertaines.

Une escalade aux conséquences imprévisibles

Cet éditorial de Patrick Saint-Paul intervient dans un climat de tension extrême, où la décision américaine de s’engager militairement en Iran suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. L’analyse suggère que l’administration Trump, en cédant à la tentation d’une solution de force, pourrait avoir sous-estimé la résilience du régime iranien et la complexité des équilibres régionaux. Alors que les premières frappes auraient déjà eu lieu, les questions sur la stratégie de sortie de conflit et sur la stabilité future du Moyen-Orient restent entières. L’éditorial, en opposant « l’art du deal » à « l’art de la guerre », pose la question fondamentale de la capacité d’une puissance à imposer sa volonté par la force dans une région où les précédents historiques plaident pour la prudence.