L’éditorial de Jacques-Olivier Martin : « Tic-tac, tic-tac… Elle couve, elle court la bombe financière »

## La trajectoire budgétaire française sous tension : ce que révèlent deux indicateurs convergents Selon un éditorial signé Jacques-Olivier Martin et publié dan
## La trajectoire budgétaire française sous tension : ce que révèlent deux indicateurs convergents
Selon un éditorial signé Jacques-Olivier Martin et publié dans *Le Figaro* le 2 octobre 2026, la France se rapprocherait d'une zone de vulnérabilité financière inédite depuis plusieurs décennies. L'auteur y souligne la convergence de deux données qu'il juge préoccupantes : un niveau d'endettement public au plus haut depuis environ quatre-vingts ans, et un taux d'intérêt approchant les 5 %, un seuil qui n'aurait plus été atteint depuis plus de vingt ans.
## Un niveau d'endettement comparable à l'après-guerre
D'après l'analyse livrée dans cet éditorial, le taux d'endettement français n'aurait jamais été aussi élevé depuis la période de reconstruction qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Cette comparaison historique, avancée par l'auteur, situerait la situation actuelle dans un contexte où l'État, à l'époque, devait financer simultanément la remise en état du pays et la relance d'une économie exsangue. Jacques-Olivier Martin interprète ce niveau comme le symptôme d'une incapacité persistante à maîtriser la dépense publique, une dynamique qu'il qualifie de « fuite en avant ».
## Le taux d'intérêt, signal de défiance des créanciers
Le second indicateur mis en avant concerne le taux d'intérêt, qui friserait les 5 %, un niveau jamais atteint depuis plus de deux décennies selon l'éditorialiste. Ce chiffre traduirait, d'après lui, une défiance grandissante des créanciers de la France face au refus affiché par les autorités de s'attaquer structurellement au déficit. L'auteur précise que ces prêteurs seraient, pour la majorité d'entre eux, des investisseurs étrangers, et que le service de la dette absorberait désormais une part considérable des recettes fiscales — l'éditorial évoquant le fait que près de la totalité de l'impôt sur le revenu serait mobilisée à cette fin.
## Un appel à une priorité politique affichée
Jacques-Olivier Martin inscrit son propos dans une séquence politique précise : celle précédant une échéance présidentielle. Il estime que la lutte contre la dérive des dépenses publiques ne serait plus négociable et devrait s'imposer comme une priorité absolue, tant pour les parlementaires que pour les candidats déclarés ou pressentis. L'éditorialiste reconnaît que le défaut de paiement redouté ne s'est pas matérialisé, mais s'interroge sur le coût de cette situation pour les contribuables français, appelés selon lui à supporter une charge financière croissante.
L'analyse proposée reste toutefois un point de vue éditorial, et non une évaluation institutionnelle. Elle s'appuie sur des ordres de grandeur dont la vérification auprès d'organismes spécialisés — Cour des comptes, Banque de France ou agences de notation — permettrait de mesurer la portée exacte. La question de la soutenabilité budgétaire française devrait, en tout état de cause, demeurer au cœur des débats politiques des prochains mois.