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L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « La surfiscalité, mortelle étreinte pour les entreprises françaises »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « La surfiscalité, mortelle étreinte pour les entreprises françaises »

Le débat sur la pression fiscale pesant sur les entreprises françaises est relancé par un éditorial de Gaëtan de Capèle, publié dans Le Figaro le 3 septembre 20

Le débat sur la pression fiscale pesant sur les entreprises françaises est relancé par un éditorial de Gaëtan de Capèle, publié dans Le Figaro le 3 septembre 2026. L’auteur y dénonce une « surfiscalité » qui constituerait une « mortelle étreinte » pour le tissu économique national, s’appuyant sur un rapport du Sénat pour étayer ses affirmations. ## Un constat chiffré alarmant sur le poids des prélèvements Selon l’éditorialiste du Figaro, la France se positionnerait en tête des pays les plus fiscalisés au monde, une situation documentée par un récent rapport du Sénat. Ce document, qui rejoint les conclusions de nombreuses études antérieures, mettrait en lumière la multiplicité des taxes applicables aux sociétés : prélèvements sur les bénéfices, sur le chiffre d’affaires, sur la production ou encore sur les effectifs. Cette accumulation de charges, sans cesse modifiée par les gouvernements successifs, priverait les dirigeants de toute visibilité à moyen terme, un facteur jugé rédhibitoire pour la compétitivité de l’économie hexagonale. Le discours de Gaëtan de Capèle s’inscrit dans un clivage politique persistant. D’un côté, une partie de la gauche considérerait que les entreprises, perçues comme privilégiées, peuvent supporter un effort supplémentaire. De l’autre, la droite multiplierait les promesses de allégement pour desserrer cet étau administratif et fiscal. L’éditorial tranche nettement en faveur de la seconde lecture, estimant que le système actuel pénalise l’attractivité du territoire. ## Des exemples concrets pour illustrer le coût du travail Pour donner corps à son argumentation, l’éditorialiste convoque des témoignages de dirigeants de grands groupes industriels, habitués à comparer les environnements fiscaux à l’international. Le cas de Michelin est particulièrement mis en avant. Selon les calculs rapportés par Le Figaro, pour 100 euros de salaire brut versé en France, le coût total pour l’entreprise atteindrait 142 euros charges comprises. En parallèle, le salarié ne percevrait que 77,5 euros net de ces 100 euros initiaux. Ce différentiel illustrerait l’écart significatif entre le coût supporté par l’employeur et le pouvoir d’achat réel du travailleur. Cette démonstration chiffrée vise à contrer l’idée selon laquelle l’État ferait preuve de générosité envers le monde entrepreneurial. L’auteur suggère que cette situation est d’autant plus problématique que les concurrents européens, notamment en Allemagne, bénéficieraient de conditions plus favorables, créant une distorsion de concurrence préjudiciable aux sociétés tricolores. ## Un appel à la refonte de la politique fiscale française L’éditorial de Gaëtan de Capèle intervient dans un contexte où les recommandations de la Commission européenne sur le redressement des finances publiques françaises font débat. Le Figaro avait d’ailleurs consacré un article aux suggestions de Bruxelles concernant le déficit, les dépenses publiques et la fiscalité. L’auteur semble vouloir rappeler que la compétitivité des entreprises constitue un préalable indispensable à toute consolidation budgétaire durable. Au-delà du simple constat, la tribune appelle implicitement à une refonte en profondeur du système de prélèvements obligatoires. La question de la visibilité réglementaire pour les investisseurs est présentée comme un enjeu aussi crucial que le niveau absolu des taux d’imposition. Cette prise de position éditoriale, réservée aux abonnés du quotidien, pourrait alimenter les discussions parlementaires à venir sur le projet de loi de finances pour 2027. L’équilibre entre la nécessaire réduction des déficits publics et la préservation de la capacité d’investissement des entreprises demeure au cœur des arbitrages gouvernementaux. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer si ces arguments trouvent un écho dans les choix budgétaires annoncés par l’exécutif.