L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Flambée des carburants, État Rapetou, État impuissant»

La flambée des prix des carburants continue de peser sur le quotidien de millions de Français, alors que l'exécutif semble naviguer à vue face à une crise énerg
La flambée des prix des carburants continue de peser sur le quotidien de millions de Français, alors que l'exécutif semble naviguer à vue face à une crise énergétique aux racines internationales. Dans un éditorial publié le 11 septembre 2026, Gaëtan de Capèle, éditorialiste au Figaro, dresse un constat sévère de la situation, qualifiant l'État de « Rapetou » et d'« impuissant » face à l'explosion des tarifs à la pompe.
## Un contexte international aux répercussions directes
Selon l'analyse développée par Gaëtan de Capèle dans les colonnes du Figaro, la crise énergétique actuelle trouverait en partie son origine dans les tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport mondial d'hydrocarbures. Cette situation géopolitique, couplée à la fragilité économique d'un pays que l'éditorialiste décrit comme « ruiné », placerait le gouvernement dans une position délicate. D'après cette source, l'exécutif gérerait l'affaire « au jour le jour », sans vision structurée ni réponse coordonnée à l'ampleur du phénomène. Cette instabilité des marchés pétroliers se répercuterait directement sur les prix affichés dans les stations-service françaises, affectant en premier lieu les ménages les plus modestes.
## La ruralité en première ligne
L'éditorial met en lumière un clivage territorial que la crise des carburants viendrait exacerber. Gaëtan de Capèle souligne notamment que, loin des discours parisiens sur la « mobilité douce », les habitants des petites villes et des campagnes demeurent dépendants de leur véhicule personnel pour l'ensemble de leurs déplacements quotidiens. Selon l'auteur, ces populations doivent utiliser leur voiture diesel « à chaque instant de sa vie quotidienne » : pour se rendre au travail, effectuer leurs courses, accompagner leurs enfants à l'école ou rendre visite à leurs proches. Une dépendance d'autant plus paradoxale que, rappelle l'éditorialiste, ces mêmes ménages avaient été incités par le passé à opter pour le diesel au nom de considérations écologiques.
## Un État sous pression politique
Le texte du Figaro intervient dans un climat politique particulièrement tendu. Gaëtan de Capèle évoque en effet des « grands tacticiens en campagne » davantage préoccupés par les sondages, l'organisation éventuelle de primaires, le vote d'un budget ou le risque de censure, que par la résolution concrète de la crise. Cette distance entre les préoccupations des dirigeants et celles des citoyens constituerait, selon l'éditorialiste, un facteur aggravant du sentiment d'abandon ressenti par les populations rurales et périurbaines. Des millions de Français, écrit-il, ne parviendraient plus à boucler leurs fins de mois en raison de la hausse continue des carburants.
## Une équation budgétaire intenable
La question de l'intervention publique reste entière. Si des dispositifs d'aide ont pu être envisagés ou mis en place par le passé, leur efficacité et leur soutenabilité financière demeurent discutées. L'éditorial suggère que l'État, contraint par une situation budgétaire dégradée, disposerait de marges de manœuvre limitées pour amortir le choc pour les consommateurs. Cette configuration pourrait alimenter un mécontentement social durable, notamment dans les territoires où l'automobile demeure le seul mode de transport accessible. Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l'évolution des prix et la capacité de l'exécutif à apporter des réponses jugées à la hauteur des attentes.