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L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Face au vent de folie des éoliennes, priorité absolue au nucléaire »

Une · · Par Claire BERNARD

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Face au vent de folie des éoliennes, priorité absolue au nucléaire »

L’éditorial de Gaëtan de Capèle, publié dans Le Figaro ce 5 août 2026, relance le débat sur la stratégie énergétique française en opposant frontalement le dével

L’éditorial de Gaëtan de Capèle, publié dans Le Figaro ce 5 août 2026, relance le débat sur la stratégie énergétique française en opposant frontalement le développement des éoliennes à la priorité accordée au nucléaire. Le journaliste y dépeint une « folie » paysagère et industrielle, tout en rappelant l’avantage compétitif dont dispose la France grâce à son parc de centrales atomiques, dans un contexte où l’Allemagne, selon lui, sert de contre-exemple. ## Un constat alarmiste sur l’implantation des parcs éoliens Selon les informations rapportées par Le Figaro, l’éditorialiste Gaëtan de Capèle ouvre son propos sur un constat visuel : « Des crêtes des Corbières jusqu’au large des plages du Débarquement, les mâts poussent comme des champignons, toujours plus haut ». Cette métaphore illustre un phénomène que le citoyen lambda pourrait désormais observer directement, sans avoir besoin de suivre les débats parlementaires. L’adoption en février dernier de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), décrite comme ayant été votée « en catimini », aurait ainsi échappé à l’attention du grand public, tandis que ses conséquences concrètes s’imposent désormais dans le paysage quotidien. L’éditorialiste pointe également le rapport de force inégal entre les défenseurs du patrimoine et les promoteurs de la transition énergétique. Leur combat contre « la défiguration des paysages, des côtes et des sites remarquables » pèserait peu face à la nouvelle feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, laquelle prévoit un développement parallèle des énergies renouvelables et du nucléaire. Ce constat, s’il est confirmé, soulèverait la question de l’arbitrage entre impératifs écologiques et préservation des territoires. ## Le contre-exemple allemand comme argument central Gaëtan de Capèle mobilise un argument comparatif pour appuyer sa thèse : « Pour l’avoir ignoré et tout misé sur les énergies renouvelables, l’Allemagne est devenue le premier pollueur d’Europe ». Cette affirmation, issue de l’éditorial consulté par la rédaction, tendrait à démontrer les limites d’une stratégie exclusive en faveur des énergies intermittentes. Le journaliste oppose à cette situation la chance de la France, qui « dispose d’un parc incomparable de centrales » nucléaires, héritage historique qui constituerait un atout décisif dans la transition énergétique. Par ailleurs, l’éditorialiste évoque le « subtil dosage politique » qui aurait présidé à l’élaboration de la PPE3, conçue pour « relancer l’atome, que la France avait eu la folle idée d’abandonner ». Cette formulation suggère une critique implicite des choix énergétiques antérieurs, tout en reconnaissant la complexité des compromis politiques nécessaires pour concilier les différentes filières. Le texte paraît ainsi s’inscrire dans un débat plus large sur la souveraineté énergétique nationale, où la question de la dépendance aux importations et de la stabilité du réseau électrique occuperait une place centrale. ## Une stratégie duale sous tension La feuille de route énergétique française, telle que décrite dans cet éditorial, reposerait donc sur un équilibre fragile entre deux logiques : d’une part, la poursuite du déploiement des énergies renouvelables imposée par les objectifs européens et climatiques, et d’autre part, la réhabilitation du nucléaire comme pilier de la production d’électricité. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, cette dualité résulterait d’un arbitrage politique visant à satisfaire différentes sensibilités, tant au sein de la majorité que dans l’opposition. Toutefois, la priorité clairement affichée par l’éditorialiste en faveur de l’atome laisse entrevoir des tensions persistantes sur la trajectoire à suivre. Le texte, réservé aux abonnés, ne dévoile que partiellement l’argumentation complète de son auteur, les 54 % restants n’étant pas accessibles. Il n’en demeure pas moins que cette prise de position éditoriale intervient dans un contexte où les débats sur la programmation énergétique suscitent des mobilisations citoyennes croissantes, notamment dans les zones rurales et littorales concernées par les projets éoliens. Les prochains arbitrages gouvernementaux, attendus dans le cadre de la mise en œuvre de la PPE3, pourraient ainsi cristalliser ces oppositions.