L'économie doit être au centre des débats présidentiels, plaide Amir Reza-Tofighi, le président des Entrepreneurs

L'économie doit être au centre des débats présidentiels, plaide Amir Reza-Tofighi, le président des Entrepreneurs. Alors que la campagne pour l'élection préside
L'économie doit être au centre des débats présidentiels, plaide Amir Reza-Tofighi, le président des Entrepreneurs. Alors que la campagne pour l'élection présidentielle de 2027 semble s'orienter vers des thématiques identitaires et sécuritaires, le dirigeant patronal entend recentrer l'attention sur les questions de croissance et de compétitivité. Selon des informations rapportées par Le Figaro, relayant un entretien accordé à La Tribune Dimanche, cette prise de position s'accompagne d'une annonce personnelle lourde de conséquences.
## Un appel à la priorité économique dans la campagne
« Le sujet économique doit être un angle central des débats présidentiels », a plaidé Amir Reza-Tofighi, président de l'organisation patronale Les Entrepreneurs, ex-CPME. Cette déclaration intervient dans un contexte où, d'après ses constatations, les candidats déclarés « sont nombreux sur la ligne de départ, mais très peu parlent d'économie ». Le Figaro, qui a publié ces propos le 22 août 2026, souligne que ce constat intervient alors que la précédente campagne présidentielle avait été largement dominée par les questions de pouvoir d'achat et de réforme des retraites.
Le président des Entrepreneurs estime en effet que cette absence de débat économique constitue une lacune majeure, d'autant plus que les défis structurels auxquels le pays est confronté nécessitent une vision claire de la part des futurs candidats. La croissance, la compétitivité des entreprises et la question de la dette publique devraient, selon lui, structurer les échanges de la campagne à venir.
## Un tour de France pour élaborer des propositions concrètes
Face à ce qu'il perçoit comme un vide programmatique, Amir Reza-Tofighi annonce le lancement d'un « tour de France à partir d'octobre » destiné à « élaborer des propositions ». Cette initiative, rapportée par La Tribune Dimanche et reprise par Le Figaro, vise à consulter les chefs d'entreprises de l'ensemble du territoire pour construire un corpus de mesures économiques susceptible d'alimenter le débat public. En tête des priorités figure la croissance, condition sine qua non, selon lui, pour améliorer la situation financière des salariés et assainir les comptes publics.
« Il faut redonner aux entreprises les capacités de créer la croissance parce que c'est comme ça qu'elles pourront mieux payer leurs salariés, qu'on pourra diminuer la dette de l'État et investir dans les dépenses d'avenir », a-t-il détaillé. Cette position s'inscrit dans la lignée des revendications historiques de la CPME, qui représente les petites et moyennes entreprises françaises, un tissu économique particulièrement sensible aux variations de la conjoncture et aux décisions fiscales.
## Une annonce personnelle qui ne freine pas l'engagement
Par ailleurs, l'entretien accordé à La Tribune Dimanche a été l'occasion pour Amir Reza-Tofighi de révéler une information personnelle : il est atteint d'un cancer, une maladie diagnostiquée « depuis plusieurs mois », selon ses propres termes. Malgré cette épreuve, il affirme rester « pleinement engagé » dans ses fonctions et dans la préparation de ce tour de France. Cette annonce, qui n'avait pas été évoquée publiquement jusqu'à présent, pourrait susciter des interrogations sur la conduite de ce projet à moyen terme, même si le dirigeant patronal a tenu à rassurer sur sa détermination.
Le calendrier de cette initiative, qui doit débuter en octobre, coïncide avec une période où les forces politiques commencent à structurer leurs offres électorales. La capacité des Entrepreneurs à peser dans le débat public dépendra toutefois de la réception de ces propositions par les équipes de campagne et de la place qui sera finalement accordée aux questions économiques dans les débats télévisés et les meetings.