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L’AfD, rejeton des dénis et impuissances de l’Occident

Une · · Par Claire BERNARD

L’AfD, rejeton des dénis et impuissances de l’Occident

L'ascension électorale de l'Alternative für Deutschland (AfD) en Saxe-Anhalt, rapportée par Le Figaro dans une analyse publiée le 10 septembre 2026 sous la plum

L'ascension électorale de l'Alternative für Deutschland (AfD) en Saxe-Anhalt, rapportée par Le Figaro dans une analyse publiée le 10 septembre 2026 sous la plume de Laure Mandeville, s'inscrit dans une dynamique occidentale de fond. Selon cette analyse, la percée du parti d'extrême droite allemand ne constituerait pas un phénomène isolé, mais le symptôme d'un ébranlement politique plus large qui traverse les démocraties occidentales depuis une décennie. ## Une vague populiste à l'échelle occidentale D'après l'analyse du Figaro, la progression de l'AfD s'inscrirait dans une séquence historique identifiable, scandée par plusieurs ruptures électorales majeures. Le quotidien cite notamment le Brexit, les deux victoires de Donald Trump aux États-Unis, la progression du Rassemblement national en France, la victoire de Giorgia Meloni à Rome, ainsi que les succès répétés de formations populistes ou d'extrême droite en Scandinavie et aux Pays-Bas. Cette énumération, rapportée par Laure Mandeville, suggère une tendance structurelle plutôt qu'un accident politique local. La percée en Saxe-Anhalt viendrait ainsi confirmer une dynamique engagée depuis plusieurs années en Europe. ## Le vide laissé par les élites allemandes Selon la thèse développée dans l'article, les élites politiques occidentales auraient « récolté la tempête du populisme et de l'extrémisme ». En Allemagne, cette responsabilité serait d'autant plus marquée que les partis traditionnels auraient déserté la question de l'identité nationale allemande et de son rôle à venir dans une Europe « attaquée sur son flanc ». Cette vacance thématique aurait laissé l'AfD seule en charge de ce terrain, que le Figaro qualifie de « sol miné ». Le parti y déploierait, selon la formulation du quotidien, « ses gros sabots et son pacifisme pro-Poutine », deux caractéristiques qui interrogent sur sa position vis-à-vis des équilibres géopolitiques européens. ## Une dynamique qui interroge les équilibres européens La montée de l'AfD, telle que décrite par Le Figaro, pose la question de la recomposition politique à l'œuvre sur le continent. Le parti de Beatrix von Storch, photographiée le 9 septembre 2026 lors d'un rassemblement de campagne dans le quartier berlinois de Marzahn-Hellersdorf, incarnerait une offre politique désormais structurante en Allemagne. Cette progression, si elle se confirme, pourrait peser sur les équilibres internes de l'Union européenne, à un moment où plusieurs États membres connaissent des poussées similaires. Le parallèle établi avec les cas français, italien, néerlandais ou scandinave suggère que cette vague ne se limiterait pas à une seule nation. ## Un phénomène aux causes multiples L'analyse du Figaro attribue cette progression à un double phénomène : le déni des élites face aux préoccupations identitaires et leur impuissance à y répondre. Cette lecture, si elle est celle du quotidien, rejoint des observations formulées ailleurs en Europe sur le désenchantement démocratique. Toutefois, la causalité exacte de ces basculements électoraux reste débattue parmi les politologues, qui invoquent également des facteurs économiques, migratoires ou institutionnels. La spécificité allemande tiendrait, selon Le Figaro, à la conjonction entre une question identitaire longtemps taboue et un contexte géopolitique tendu aux frontières orientales de l'Europe. La trajectoire de l'AfD, telle que décrite par Le Figaro, pourrait continuer d'éprouver les partis traditionnels allemands dans les mois à venir. La question de savoir si cette dynamique se confirmera à l'échelle fédérale, ou restera circonscrite à certaines régions, demeure ouverte.