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"L'administration peut être empathique": le gouvernement va permettre aux entreprises touchées par les incendies de payer leurs charges "plus tard" après "en avoir fait la demande"

Economie · · Par Julie MOREAU

# Incendies dans le sud-ouest : le gouvernement assouplit les règles de paiement des charges pour les entreprises touchées Face aux incendies qui ravagent le su

# Incendies dans le sud-ouest : le gouvernement assouplit les règles de paiement des charges pour les entreprises touchées Face aux incendies qui ravagent le sud-ouest de la France depuis plusieurs jours, l'exécutif déploie un dispositif d'urgence destiné à soutenir les entreprises dont l'activité est directement impactée. Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, a annoncé ce mardi 28 juillet sur TF1 la mise en place d'un mécanisme de report des charges sociales et fiscales, accompagné d'autres mesures de soutien. Une déclaration qui intervient alors que le bilan humain et matériel s'alourdit dans les zones sinistrées. ## Un report des charges sur simple demande Le ministre a précisé que les entreprises concernées pourront solliciter un décalage dans le paiement de leurs cotisations, notamment auprès de l'Urssaf. "L'administration peut être empathique", a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'un "dispositif qui permet de déporter les charges" est désormais opérationnel. Les sociétés devront "en avoir fait la demande" pour bénéficier de cet assouplissement, une démarche que Serge Papin encourage vivement : "J'invite toutes les entreprises concernées à mettre en place ce dispositif". Ce report s'inscrit dans une logique de "souplesse administrative" que le gouvernement souhaite appliquer face à cette "situation d'urgence". Selon le ministre, l'objectif est d'éviter que les difficultés conjoncturelles liées aux incendies ne se transforment en problèmes structurels pour les entreprises locales. ## Un accompagnement qui reste à préciser Interrogé sur l'éventualité d'un dispositif "quoi qu'il en coûte" comparable à celui déployé durant la pandémie de Covid-19, Serge Papin s'est montré prudent. "Il est trop tôt pour le dire", a-t-il répondu, tout en indiquant que des discussions sont en cours avec les acteurs capables d'accompagner les sinistrés, notamment "les assurances". Le ministre n'a pas donné davantage de précisions sur l'ampleur et la durée exacte des mesures envisagées. Parallèlement, le gouvernement avait déjà annoncé ce lundi un allongement significatif du délai de déclaration des sinistres, porté de cinq jours en temps normal au 31 août prochain. Cette mesure vise à laisser aux entreprises et aux particuliers le temps d'évaluer l'étendue des dégâts sans être pénalisés par des contraintes administratives trop strictes. ## Des mesures complémentaires pour les sinistrés Au-delà du report des charges, les entreprises touchées par les incendies pourront également recourir au chômage partiel, a confirmé le ministre. Cette disposition permettra de préserver l'emploi tout en allégeant la charge financière des employeurs contraints de réduire ou de suspendre temporairement leur activité. Le gouvernement a également obtenu des assureurs qu'ils prennent en charge les frais de relogement des personnes évacuées, "que leur résidence soit endommagée ou non". Une avancée notable pour les familles contraintes de quitter leur domicile dans l'urgence. Selon Roland Lescure, ministre de l'Économie, au moins 13.000 entreprises seraient directement concernées par ces incendies. "L'État sera à leurs côtés. Nous examinons l'ensemble de leurs demandes. On souhaite que cela dure le moins longtemps possible", a-t-il déclaré, soulignant la volonté de l'exécutif d'apporter une réponse rapide et adaptée à cette crise. Si ces premières mesures constituent un signal fort adressé aux acteurs économiques des zones sinistrées, leur mise en œuvre effective et leur adaptation aux besoins spécifiques de chaque entreprise resteront déterminantes dans les semaines à venir. Le gouvernement devra également préciser les modalités de financement de ces dispositifs, alors que le coût total des incendies n'a pas encore été chiffré.