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L’accord sur le Groenland «permet d’apaiser les choses» et «de réaffirmer la souveraineté danoise», félicite Emmanuel Macron

Une · · Par Claire BERNARD

L’accord sur le Groenland «permet d’apaiser les choses» et «de réaffirmer la souveraineté danoise», félicite Emmanuel Macron

## Un accord arctique salué par Paris comme une désescalade diplomatique L’annonce d’un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland a été accueilli

## Un accord arctique salué par Paris comme une désescalade diplomatique L’annonce d’un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland a été accueillie favorablement par l’exécutif français. Selon les informations rapportées par Le Figaro et l’AFP, Emmanuel Macron a réagi samedi soir, en marge d’un déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon, en estimant que ce compromis «permet d’apaiser les choses» et «de réaffirmer la souveraineté danoise» sur ce territoire arctique. Une prise de position qui intervient dans un dossier sensible, où les intérêts stratégiques, économiques et climatiques se croisent depuis plusieurs années. ## Une réaction formulée depuis l’Atlantique Nord Le chef de l’État s’exprimait à l’occasion d’une visite officielle dans l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé au large du Canada. Ce contexte géographique n’est pas anodin : ces îles, comme le Groenland, appartiennent à l’espace nord-américain et subarctique, une zone où les enjeux de souveraineté et de présence stratégique sont particulièrement observés. Selon les propos relayés par Le Figaro, Emmanuel Macron a déclaré : «Je constate simplement que la souveraineté danoise est respectée, que le droit international est respecté, et que c’est ce que nous demandions. Donc c’est une bonne chose.» Cette formulation, prudente, semble indiquer que Paris suivait de près l’évolution des négociations entre Washington et Copenhague. ## Le droit international comme cadre de référence La référence explicite au droit international constitue un élément central du message présidentiel. En effet, la France a régulièrement plaidé pour que les différends territoriaux et les ambitions stratégiques en Arctique soient traités dans le respect des règles établies, notamment celles relatives à la souveraineté des États. Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, fait l’objet depuis plusieurs années d’un intérêt accru de la part des États-Unis, pour des raisons à la fois sécuritaires et liées à ses ressources naturelles. La position française, telle qu’exprimée par Emmanuel Macron, semble donc s’inscrire dans une logique de soutien à Copenhague et de préservation d’un ordre juridique multilatéral. ## Un apaisement à confirmer sur le terrain Si l’Élysée salue cet accord, les modalités précises du compromis n’ont pas été détaillées dans les éléments rapportés par Le Figaro. Le contenu exact de l’entente entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland, ainsi que sa portée concrète sur les plans militaire, économique et environnemental, restent à préciser. Toutefois, la formulation retenue par le président français suggère que les discussions ont permis d’éviter une escalade, dans un contexte où les tensions autour de l’Arctique se sont accentuées ces dernières années. D’après des sources diplomatiques citées par plusieurs médias, cet accord pourrait ouvrir la voie à une coopération renforcée sur des sujets comme la surveillance maritime, la recherche scientifique ou la gestion des ressources. ## Une séquence diplomatique à suivre La réaction d’Emmanuel Macron illustre la volonté de la France de demeurer un acteur attentif aux équilibres géopolitiques de la zone arctique, même si son rôle y demeure indirect. Le dossier groenlandais, qui mêle ambitions américaines, souveraineté danoise et préoccupations environnementales, pourrait continuer d’évoluer dans les mois à venir. La portée réelle de cet accord, et la manière dont il sera mis en œuvre, constitueront des indicateurs à suivre pour évaluer la solidité de cet apaisement.