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Josiane Balasko, Julie Gayet, Annie Ernaux, Lilian Thuram… Arguant des «limites du pluralisme», 300 personnalités s’opposent à la chronique de Charles Sapin sur France Inter

Une · · Par Claire BERNARD

Josiane Balasko, Julie Gayet, Annie Ernaux, Lilian Thuram… Arguant des «limites du pluralisme», 300 personnalités s’opposent à la chronique de Charles Sapin sur France Inter

## Une tribune de 300 personnalités conteste la chronique de Charles Sapin sur France Inter Selon les informations rapportées par Le Figaro, une tribune signée

## Une tribune de 300 personnalités conteste la chronique de Charles Sapin sur France Inter Selon les informations rapportées par Le Figaro, une tribune signée par environ 300 personnalités du monde médiatique et culturel a été publiée samedi 12 septembre 2026 sur le site du Parisien. Les signataires y contestent l'arrivée de Charles Sapin, nouveau directeur-adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, sur l'antenne de France Inter pour y tenir une chronique politique hebdomadaire. ## Les arguments avancés par les signataires Rédigée en écriture inclusive, la tribune invoque les « limites admissibles du pluralisme dans le débat public ». Selon ses auteurs, ce pluralisme « doit se déployer dans le cadre de l'arc républicain et ne saurait se confondre avec la complaisance envers des idées qui représentent un danger pour la démocratie et le respect des droits fondamentaux ». Cette formulation circonscrit les contours d'un débat qui, depuis plusieurs années, divise le paysage médiatique français sur la question de la représentation des sensibilités politiques les plus diverses dans les médias de service public. ## Une mobilisation marquée à gauche Parmi les signataires figurent des noms issus principalement du monde culturel et universitaire. On y trouve notamment les actrices Josiane Balasko, Anna Mouglalis et Corinne Masiero, les acteurs Denis Podalydès et Lilian Thuram, les historiens Benjamin Stora et Johann Chapoutot, ainsi que les écrivaines Annie Ernaux, Leïla Slimani et Julie Gayet. Le Figaro précise que les signatures sont « marquées en immense majorité à gauche », ce qui pourrait interroger sur la représentativité politique de cette mobilisation, d'autant plus que la pétition ne semble pas avoir été signée par des figures revendiquant une sensibilité de droite ou du centre. ## Un contexte de tensions autour du service public Cette controverse s'inscrit dans un contexte plus large de débats récurrents sur la ligne éditoriale de France Inter et, plus généralement, de l'audiovisuel public. La nomination de Charles Sapin, en provenance d'un magazine classé à droite, pourrait raviver les critiques sur l'équilibre des opinions représentées dans les médias financés par la redevance. Par ailleurs, la méthode de la tribune collective, publiée dans un grand quotidien national, constitue une pratique désormais courante pour contester des décisions éditoriales, sans toutefois que l'on sache si cette mobilisation pourrait avoir un effet concret sur la programmation de la radio. ## Des suites incertaines À ce stade, ni France Inter ni Charles Sapin n'ont réagi publiquement à cette tribune, selon les éléments disponibles. La direction de la radio publique n'a pas précisé si elle entendait maintenir la chronique contestée. Cette affaire illustre la difficulté persistante à définir collectivement les frontières du pluralisme dans l'espace médiatique français, entre exigence de représentation démocratique et vigilance face à certaines lignes éditoriales.