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José da Silva, fondateur du label Lusafrica : « Personne, avant et après elle, ne chante la morna comme Cesaria Evora »

Culture · · Par Emma ROUSSEAU

José da Silva, fondateur du label Lusafrica : « Personne, avant et après elle, ne chante la morna comme Cesaria Evora »

José da Silva, fondateur du label Lusafrica, a présenté « Reina da Morna », un recueil de dix inédits de Cesaria Evora, disparue en 2011. Dans un entretien acco

José da Silva, fondateur du label Lusafrica, a présenté « Reina da Morna », un recueil de dix inédits de Cesaria Evora, disparue en 2011. Dans un entretien accordé au Monde Culture, le manager de la chanteuse cap-verdienne affirme que « personne, avant et après elle, ne chante la morna comme Cesaria Evora ». Cette déclaration, rapportée par le quotidien français, accompagne la sortie d'un projet discographique qui ravive la mémoire de la « diva aux pieds nus ». ## Un recueil de dix inédits Selon Le Monde Culture, « Reina da Morna » rassemble dix titres inédits de la chanteuse cap-verdienne. Le recueil, dont la date de parution n'a pas été précisée dans les éléments transmis, est présenté par José da Silva comme un témoignage supplémentaire de l'art de Cesaria Evora. Le fondateur du label Lusafrica, qui a accompagné la carrière de l'artiste, évoque dans cet entretien la singularité de sa voix et de son interprétation de la morna, genre musical emblématique du Cap-Vert. Les circonstances exactes de la découverte ou de la conservation de ces enregistrements n'ont pas été détaillées dans les extraits disponibles. ## La morna, une identité cap-verdienne La morna, souvent comparée au fado portugais ou au blues, est reconnue comme l'expression musicale la plus emblématique du Cap-Vert. Cesaria Evora, née à Mindelo en 1941 et morte en 2011, en a été l'interprète la plus célèbre à l'échelle internationale. Sa carrière a pris son essor tardif, à la fin des années 1980, lorsqu'elle a été révélée en France par le label Lusafrica. Le répertoire de la morna, chanté en créole cap-verdien, mêle mélancolie, saudade et évocation des îles. La sortie de ce recueil s'inscrit donc dans une démarche de transmission patrimoniale, selon la lecture qu'en fait José da Silva dans les colonnes du Monde. ## Un héritage toujours actif La déclaration du fondateur de Lusafrica, telle que rapportée par Le Monde Culture, souligne la place singulière occupée par Cesaria Evora dans l'histoire de la musique lusophone. « Personne, avant et après elle, ne chante la morna comme Cesaria Evora », affirme-t-il. Cette formule, qui relève de l'hommage autant que du constat artistique, intervient plus d'une décennie après la disparition de la chanteuse. Elle rappelle que l'œuvre de l'artiste continue d'irriguer la scène cap-verdienne et les publics internationaux, et que les maisons de disques explorent encore les archives pour en prolonger la trace. La publication de « Reina da Morna » pose néanmoins la question de la place de ces inédits dans l'œuvre officielle de Cesaria Evora. Le Monde Culture ne précise pas, dans les éléments disponibles, si ces dix titres ont été enregistrés à une période précise de sa carrière ou s'ils constituent des sessions écartées. José da Silva, en tant que producteur historique, apparaît comme le garant de leur authenticité. Reste à savoir comment le public et la critique accueilleront ce recueil, dont la sortie confirme en tout cas que la morna de Cesaria Evora demeure, quinze ans après sa mort, un patrimoine vivant.