«Jérôme l’a mise sur son lit, l’a déshabillée»: avant l’affaire Lyhanna, ce que contient la plainte de la mère de Rosa déposée en août 2025

# « Jérôme l’a mise sur son lit, l’a déshabillée » : avant l’affaire Lyhanna, ce que contient la plainte de la mère de Rosa déposée en août 2025 Le Figaro s’est
# « Jérôme l’a mise sur son lit, l’a déshabillée » : avant l’affaire Lyhanna, ce que contient la plainte de la mère de Rosa déposée en août 2025
Le Figaro s’est procuré en exclusivité une plainte pour viol déposée dès le 22 août 2025 par Audrey, la mère de Rosa, une fillette de 11 ans, contre Jérôme B. Ce document, qui livre un récit circonstancié de faits de « pénétration » sur l’enfant, n’aurait pourtant pas entraîné d’interpellation du mis en cause. Il intervient neuf mois avant la mort de Lyhanna, une autre affaire qui secoue actuellement l’opinion publique.
## Un récit glaçant consigné dans un procès-verbal
Selon les informations rapportées par Le Figaro, la plainte déposée par Audrey, aide-soignante de 37 ans, dans les locaux de la gendarmerie de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), décrit des scènes d’une violence inouïe. « Jérôme l’a mise sur son lit, l’a déshabillée et il s’était lui-même déshabillé. Il a ensuite tenté de pénétrer Rosa mais ça lui faisait très mal. Il a ensuite positionné Rosa sur le ventre », peut-on lire dans le procès-verbal que le quotidien a consulté.
Les faits se seraient « produits plusieurs fois, toujours au domicile » du mis en cause, selon les déclarations de la mère de famille. Le document, dont les termes sont rapportés par les journalistes Rozenn Morgat et Esther Paolini, dresse le portrait d’une enfant sans défense, soumise à des violences sexuelles répétées. La plainte aurait été déposée neuf mois avant la mort de Lyhanna, une affaire qui a depuis suscité une vive émotion médiatique et judiciaire.
## L’absence d’interpellation interroge
Malgré la gravité des accusations contenues dans cette plainte, aucune interpellation de Jérôme B. n’aurait été effectuée à l’époque. Cette absence de réaction judiciaire immédiate soulève des questions sur le traitement des signalements de violences sexuelles sur mineurs. Le Figaro précise que la plainte n’a pas entraîné de mesure conservatoire à l’encontre du mis en cause, alors même que le récit de la mère de Rosa faisait état de « pénétration » et de violences à caractère sexuel.
Le pénaliste toulousain Pierre Debuisson, qui assiste Audrey, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi à son cabinet, aux côtés de sa cliente. Il n’a pas souhaité commenter directement les suites judiciaires de cette plainte, mais a insisté sur la nécessité de « prendre au sérieux » les signalements de violences sexuelles sur enfants. L’avocat, dont les propos sont rapportés par l’AFP, a également souligné le traumatisme vécu par la famille.
## Un contexte judiciaire qui s’alourdit
Cette plainte intervient dans un climat d’inquiétude croissante autour des violences sexuelles sur mineurs en France. L’affaire Lyhanna, qui a défrayé la chronique ces derniers mois, a mis en lumière les failles potentielles du système judiciaire dans le traitement de ces dossiers sensibles. Selon des sources proches de l’enquête, plusieurs signalements auraient été effectués avant le drame, sans qu’ils ne déclenchent de mesures de protection efficaces.
Le parquet de Toulouse, contacté par Le Figaro, n’a pas souhaité commenter cette affaire en cours. Toutefois, des sources judiciaires indiquent que la plainte d’Audrey fait désormais l’objet d’un réexamen dans le cadre des investigations menées autour de la mort de Lyhanna. Les enquêteurs tentent de déterminer si Jérôme B. pourrait être impliqué dans d’autres affaires similaires.
## Des questions sur la protection des mineurs
Ce dossier relance le débat sur l’efficacité des dispositifs de protection de l’enfance en France. La mère de Rosa aurait, selon les éléments rapportés par Le Figaro, fourni un récit détaillé et circonstancié des violences subies par sa fille, sans que cela ne suffise à déclencher une interpellation immédiate. Des associations de défense des droits des enfants, contactées par la rédaction, s’interrogent sur les critères retenus par les forces de l’ordre pour évaluer la crédibilité des plaintes.
Le cas de Rosa pourrait devenir un symbole des difficultés rencontrées par les familles pour obtenir une protection rapide face à des violences sexuelles. Alors que l’enquête se poursuit, les regards se tournent désormais vers la justice, sommée de répondre à ces accusations graves dans un contexte médiatique et judiciaire particulièrement tendu.