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Jean-François Husson, rapporteur du budget au Sénat : « Cette incapacité à redresser le pays résulte bien de choix politiques »

Une · · Par Claire BERNARD

Jean-François Husson, rapporteur du budget au Sénat : « Cette incapacité à redresser le pays résulte bien de choix politiques »

## Jean-François Husson : « Cette incapacité à redresser le pays résulte bien de choix politiques » À l'approche des élections sénatoriales du 27 septembre, Jea

## Jean-François Husson : « Cette incapacité à redresser le pays résulte bien de choix politiques » À l'approche des élections sénatoriales du 27 septembre, Jean-François Husson, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, livre un constat sévère sur la trajectoire budgétaire du pays. Selon des propos recueillis par Le Figaro et publiés le 21 septembre 2026, le sénateur Les Républicains de Meurthe-et-Moselle estime que l'incapacité de la France à redresser ses comptes publics découle de choix politiques assumés, et non de contraintes extérieures. ## Un départ après six années à un poste stratégique Après six années passées à la tête de la commission des finances de la chambre haute, Jean-François Husson s'apprête à rendre son tablier de rapporteur général. Cette fonction, centrale dans l'examen du budget de l'État, lui a permis de suivre au plus près l'évolution des finances publiques françaises. Il confie au Figaro son analyse de la situation budgétaire, qu'il qualifie d'alarmante, à quelques jours d'un scrutin qui pourrait recomposer la Haute Assemblée. ## Le plan d'économies de 54 milliards d'euros en question Interrogé sur le plan d'économies de 54 milliards d'euros annoncé par le Premier ministre, Jean-François Husson se montre réservé. « On peut craindre que le chiffre de 54 milliards ne soit qu'une nouvelle opération de communication », s'alarme-t-il, cité par Le Figaro. Le rapporteur général salue néanmoins l'effort de redressement engagé, tout en regrettant la méthode retenue par l'exécutif. Selon lui, le gouvernement aurait « encore une fois » travaillé « en vase clos et sans aucune concertation avec les parlementaires ». Cette critique d'un déficit de dialogue institutionnel s'inscrit dans une tradition de friction entre Bercy et le Sénat sur les questions budgétaires. ## Une critique de fond sur les choix politiques Au-delà du montant affiché, c'est la nature même des décisions gouvernementales que vise le sénateur. Pour Jean-François Husson, l'incapacité à redresser le pays résulte bien de choix politiques, formulation qui suggère une responsabilité assumée de l'exécutif plutôt qu'une fatalité économique. Cette position rejoint les analyses régulièrement formulées par la majorité sénatoriale de droite et du centre, qui pointe une dégradation continue des comptes publics malgré des annonces répétées. Le contexte politique, marqué par l'approche de l'élection présidentielle et les débats sur la fiscalité, notamment autour de la taxation des superprofits, alimente par ailleurs les tensions entre les différentes forces politiques. ## Un enjeu institutionnel et politique Le départ annoncé de Jean-François Husson intervient dans un moment charnière pour le Sénat, dont la composition sera renouvelée le 27 septembre. La question du contrôle parlementaire des finances publiques, et de la capacité du Parlement à peser sur les arbitrages budgétaires, demeure centrale. Toutefois, la portée réelle des mises en garde du rapporteur général dépendra en partie de la configuration issue du scrutin sénatorial et de la marge de manœuvre dont disposera le prochain gouvernement face à une situation budgétaire qu'il continue de qualifier d'alarmante.