Jean-Charles Preira, complice de Mohamed Amra, acquitté pour le meurtre d’un jeune Tchétchène en 2020

La cour d'assises de l'Eure a prononcé, ce 10 septembre 2026, l'acquittement de Jean-Charles Preira, 31 ans, poursuivi pour le meurtre d'Akhmed M., survenu le 2
La cour d'assises de l'Eure a prononcé, ce 10 septembre 2026, l'acquittement de Jean-Charles Preira, 31 ans, poursuivi pour le meurtre d'Akhmed M., survenu le 25 septembre 2020 dans le quartier de La Madeleine, à Évreux. Selon les informations rapportées par Le Figaro, ce verdict intervient au terme de six jours de débats et alors que 20 ans de réclusion criminelle avaient été requis à son encontre par les avocats généraux Rémi Coutin et Anaël Bonton.
## Un épilogue judiciaire sous haute tension
Le jugement a été rendu dans une salle comble, où un important dispositif policier avait été déployé afin de prévenir toute explosion de colère entre les communautés tchétchène et manjak, qui se font face dans ce dossier. D'après Le Figaro, un esprit de vengeance infusait alors, au sein de la communauté tchétchène de la cité de La Madeleine, après les faits. Cette configuration particulière explique, selon toute vraisemblance, le niveau de sécurité exceptionnel entourant l'audience, d'autant plus que les tensions entre ces deux communautés demeuraient vives plusieurs années après les faits.
## Un profil déjà au cœur d'un dossier tentaculaire
Jean-Charles Preira est présenté comme un cadre présumé de la «Black Manjak Family». Il est par ailleurs mis en examen dans le dossier de Mohamed Amra, dit «La Mouche», un dossier qualifié de tentaculaire par Le Figaro. Selon le quotidien, il serait aujourd'hui considéré comme l'un des architectes de la cavale de «La Mouche». À l'issue des débats, l'intéressé doit être reconduit à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe, où il demeure incarcéré dans le cadre de cette autre procédure.
## Une fuite en Espagne après les faits
Selon les éléments rapportés par Le Figaro, Jean-Charles Preira avait pris la fuite en Espagne après le meurtre d'Akhmed M. Cette circonstance, si elle est confirmée, pourrait avoir pesé dans la lecture des faits par la cour, sans que l'on puisse en tirer une explication définitive du verdict d'acquittement. En effet, la décision d'une cour d'assises repose sur l'intime conviction des jurés, formée à l'issue des débats et des plaidoiries, et non sur la seule matérialité des éléments versés au dossier.
## Un verdict qui relance les interrogations
L'acquittement de Jean-Charles Preira, alors que le ministère public avait requis une peine de vingt ans, constitue un épilogue judiciaire inédit selon Le Figaro. Il intervient dans un contexte où la personnalité de l'accusé, déjà impliquée dans un dossier criminel de premier plan, nourrit un intérêt médiatique et judiciaire particulier. Cette décision pourrait également relancer les débats sur la conduite des enquêtes dans les règlements de comptes entre communautés, notamment à Évreux, où les tensions demeurent latentes.
L'affaire ne s'achève toutefois pas avec ce verdict : Jean-Charles Preira reste mis en examen dans le dossier de Mohamed Amra, dont les ramifications continuent d'alimenter l'actualité judiciaire française. Le sort de cette seconde procédure, ainsi que les éventuelles suites de l'acquittement, pourraient, selon toute vraisemblance, continuer d'alimenter les débats dans les mois à venir.