« Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré » : les aveux de Cédric Jubillar devant la juge

« Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré » : les aveux de Cédric Jubillar devant la juge Cinq ans et demi après la disparition d
« Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré » : les aveux de Cédric Jubillar devant la juge
Cinq ans et demi après la disparition de Delphine Jubillar, son époux, Cédric Jubillar, a finalement livré des aveux circonstanciés devant la magistrate instructrice, le 15 juillet 2026. Selon un procès-verbal consulté par Le Figaro, confirmant des informations du Parisien, le peintre plaquiste a reconnu être l’auteur de la mort de la mère de ses enfants, détaillant le déroulement de la nuit fatidique du 15 au 16 décembre 2020.
Des aveux arrachés après cinq ans et demi de silence
Cédric Jubillar a prononcé ces mots dans le bureau de la juge Valérie Noël, désignée par la présidente de la cour d’appel de Toulouse pour procéder à son audition. Cette comparution faisait suite aux révélations tonitruantes de son avocat, Me Debuisson, dans la presse locale dix jours plus tôt. D’après le document consulté par Le Figaro, Jubillar a déclaré : « Je reconnais être l’auteur de la disparition de mon épouse. » Il a ensuite déroulé le fil de cette nuit où il a « tué la mère de (s)es enfants », selon ses propres termes.
Le récit qu’il a livré est d’une précision glaçante. Ce soir-là, toute la famille s’est couchée vers 22 h 30. Cédric Jubillar s’est réveillé aux alentours de « 1 heure, 1 h 30, mais je ne pourrais pas être plus précis », a-t-il indiqué. Il a expliqué qu’il dormait mal depuis quelque temps et se réveillait souvent la nuit pour fumer une cigarette. C’est dans ce contexte de tensions conjugales accumulées que le drame aurait basculé.
Le récit du passage à l’acte et les dernières paroles de Delphine
Selon le procès-verbal, Cédric Jubillar a raconté avoir été réveillé par des bruits provenant de la chambre de son épouse. Il se serait alors levé, aurait rejoint Delphine Jubillar dans leur chambre, et une violente dispute aurait éclaté. « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré », a-t-il déclaré à la juge. Il a également rapporté la dernière phrase que son épouse aurait prononcée avant son passage à l’acte, sans que le contenu exact de ces paroles ne soit divulgué dans les extraits publiés.
Le schéma réalisé par Cédric Jubillar devant la juge, le 15 juillet 2026, et fourni au Figaro, illustrerait la scène. L’homme a précisé avoir agi sous le coup de la colère et de l’épuisement, sans préméditation apparente. Son récit, bien que tardif, constitue un tournant majeur dans une affaire qui a tenu en haleine l’opinion publique et les médias pendant plus de cinq ans.
Un dossier qui bascule après des années de contestation
Jusqu’à ces aveux, Cédric Jubillar n’avait cessé de clamer son innocence, malgré les charges pesant contre lui. Placé en détention provisoire depuis juin 2021, il avait toujours nié toute implication dans la disparition de son épouse, survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Le corps de Delphine Jubillar, infirmière de profession et mère de deux enfants, n’a jamais été retrouvé, ce qui a alimenté de nombreuses spéculations.
Ces déclarations, si elles sont confirmées par la suite de l’instruction, pourraient permettre de clore l’un des dossiers criminels les plus médiatisés de ces dernières années. La juge Valérie Noël devra désormais évaluer la crédibilité de ces aveux, notamment au regard des éléments matériels collectés durant l’enquête. L’avocat de Cédric Jubillar, Me Debuisson, n’a pas souhaité commenter ces informations dans l’immédiat, tandis que la famille de la victime attend des réponses définitives sur les circonstances exactes du drame.