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"Je voulais d'abord lui apporter mon soutien personnel..." : à Alès, Gérald Darmanin promet des renforts à Christophe Rivenq, cible de menaces de mort liées à la "DZ Mafia"

Une · · Par Claire BERNARD

À Alès, dans le Gard, la question de la protection des élus locaux a pris une dimension nouvelle ce jeudi 13 août. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, s'est r

À Alès, dans le Gard, la question de la protection des élus locaux a pris une dimension nouvelle ce jeudi 13 août. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, s'est rendu sur place pour apporter un soutien explicite à Christophe Rivenq, maire de la ville, placé sous protection rapprochée après avoir été la cible de menaces de mort émanant de la "DZ Mafia". Ce déplacement marque une étape significative dans la gestion étatique des menaces pesant sur les responsables politiques locaux, un phénomène en recrudescence selon plusieurs observateurs. ### Une visite placée sous le signe du soutien étatique Selon des informations rapportées par Midi Libre, Gérald Darmanin a déclaré : « Je voulais d'abord lui apporter mon soutien personnel », avant d'évoquer les mesures concrètes envisagées. Le ministre de la Justice a confirmé l'acheminement de renforts destinés à sécuriser la ville et son édile. Ces renforts, dont la nature précise n'a pas été officiellement détaillée, pourraient inclure des effectifs supplémentaires des forces de l'ordre ainsi que des moyens techniques accrus pour la surveillance des lieux sensibles. Cette annonce intervient dans un contexte où la sécurité des élus est devenue un enjeu national, notamment après plusieurs agressions et intimidations recensées ces derniers mois. ### Des menaces liées au crime organisé marseillais Les menaces proférées à l'encontre de Christophe Rivenq seraient, d'après des sources proches de l'enquête, en lien direct avec la "DZ Mafia", un groupe criminel implanté historiquement à Marseille mais dont l'influence s'étendrait désormais à d'autres territoires de la région Occitanie. Les motivations exactes de ces intimidations ne sont pas encore élucidées, mais elles s'inscriraient dans un schéma plus large de pression exercée par des réseaux de trafic de stupéfiants sur les autorités locales. Le maire d'Alès, qui avait déjà fait part de son inquiétude quant à la dégradation de la situation sécuritaire dans sa commune, bénéficie depuis plusieurs semaines d'une protection renforcée, une mesure exceptionnelle pour un édile de cette importance démographique. ### Un contexte sécuritaire tendu dans le Gard La visite de Gérald Darmanin intervient alors que le département du Gard a connu une série d'incidents liés au trafic de drogue, avec notamment des règlements de comptes et des tentatives d'intimidation contre des agents municipaux. Selon un rapport de la préfecture du Gard, les signalements pour menaces ou violences envers les élus auraient augmenté de 15 % au cours des douze derniers mois. Par ailleurs, la ville d'Alès, forte d'environ 40 000 habitants, a été le théâtre de plusieurs opérations de police d'envergure visant à démanteler des points de deal. Ces opérations, si elles ont permis des interpellations, n'ont pas totalement endigué la pression exercée par les organisations criminelles, qui semblent chercher à déstabiliser les institutions locales. ### Les implications pour la politique de sécurité publique Cette intervention ministérielle pourrait également avoir des répercussions au-delà du simple cadre alésien. En effet, elle illustre la volonté du gouvernement de répondre fermement aux tentatives d'intimidation visant les élus, un sujet qui avait déjà été abordé lors de l'examen de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur. Gérald Darmanin a par ailleurs rappelé, selon Midi Libre, que des moyens juridiques supplémentaires seraient mobilisés pour identifier et poursuivre les auteurs de ces menaces, notamment via le recours à des enquêtes spécialisées en cybercriminalité. Toutefois, la question de la pérennité de ces renforts reste posée, les annonces ponctuelles ne garantissant pas une sécurisation durable des territoires concernés. La situation d'Alès pourrait ainsi servir de test grandeur nature pour la stratégie gouvernementale face à la criminalité organisée en zone périurbaine. Les prochaines semaines devraient permettre d'observer si ces mesures, conjuguées à une coopération accrue entre les services de l'État et les polices municipales, parviennent à restaurer un climat de confiance pour les élus et les habitants. Le maire Christophe Rivenq, de son côté, a exprimé sa gratitude envers le ministre tout en appelant à une vigilance continue, conscient que la menace, bien que contenue, n'a pas été définitivement écartée.