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«Je ne le regrette pas» : Emmanuel Macron défend le «quoi qu’il en coûte», sur fond de flambée des carburants

Une · · Par Claire BERNARD

«Je ne le regrette pas» : Emmanuel Macron défend le «quoi qu’il en coûte», sur fond de flambée des carburants

Selon des informations rapportées par Le Figaro, Emmanuel Macron a défendu, jeudi 24 septembre depuis le Palais de l'Élysée, les dépenses engagées durant ses de

Selon des informations rapportées par Le Figaro, Emmanuel Macron a défendu, jeudi 24 septembre depuis le Palais de l'Élysée, les dépenses engagées durant ses deux mandats au titre du « quoi qu'il en coûte ». Interrogé sur TF1 et France 2, le président de la République a déclaré : « Je ne regrette pas le "quoi qu'il en coûte" », alors que la France dépense moins que ses voisins européens pour contenir la hausse des prix à la pompe. ## Un bilan assumé face aux critiques budgétaires Le chef de l'État a rappelé le contexte des dispositifs engagés durant la crise sanitaire puis lors de la crise énergétique. « Pendant le Covid, pendant la crise du gaz et des carburants entre 2022 et 2024, la France a beaucoup plus aidé que ses voisins », a-t-il renchéri, selon les propos rapportés par Le Figaro. Cette déclaration intervient alors que ces mêmes dépenses sont accusées d'avoir réduit les marges de manœuvre budgétaires du pays. En effet, la situation budgétaire française, marquée par un déficit important, limiterait aujourd'hui la capacité de l'exécutif à protéger les consommateurs face à la flambée actuelle des carburants. Le président a également tancé l'absence de contradicteurs à l'époque des faits : « Au moment où on l'a fait, il n'y avait pas un responsable politique pour nous dire "il faut baisser ceci ou cela" ». ## Une comparaison européenne défavorable D'après les éléments relayés par Le Figaro, la France se situerait désormais en retrait par rapport à plusieurs de ses partenaires européens s'agissant du soutien accordé aux automobilistes. Ce différentiel pourrait s'expliquer par la contrainte budgétaire évoquée par l'exécutif, laquelle résulterait en partie des sommes mobilisées lors des périodes de crise. Toutefois, cette lecture ne fait pas consensus : les critiques portent précisément sur l'articulation entre les aides passées et les marges de manœuvre présentes. Le débat oppose ainsi deux logiques, l'une insistant sur l'effet protecteur immédiat des dispositifs, l'autre sur leur coût différé pour les finances publiques. ## Un enjeu politique et budgétaire durable La position défendue par Emmanuel Macron s'inscrit dans un contexte où la question de la dette publique occupe une place centrale dans le débat national. Le « quoi qu'il en coûte », formule employée dès 2020 pour justifier l'ampleur des interventions publiques, demeure un marqueur revendiqué par l'exécutif. Par ailleurs, la flambée des carburants ravive les attentes des ménages, notamment dans les territoires ruraux et périurbains où la dépendance à l'automobile reste forte. Selon les informations du Figaro, le président n'a pas évoqué de nouvelle mesure d'ampleur susceptible de compenser la hausse actuelle. La déclaration présidentielle pourrait alimenter les discussions sur la soutenabilité des finances publiques et sur la hiérarchie des priorités budgétaires. Elle laisse également ouverte la question de l'arbitrage à venir entre soutien au pouvoir d'achat et maîtrise du déficit, dans un contexte européen où les comparaisons entre États demeurent un point de référence récurrent.