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«Je n’étais pas préparée à l’enfant atypique que tu as été» : à la marche blanche de Narbonne, la mère de Louis rend hommage à son fils

Une · · Par Claire BERNARD

«Je n’étais pas préparée à l’enfant atypique que tu as été» : à la marche blanche de Narbonne, la mère de Louis rend hommage à son fils

# «Je n’étais pas préparée à l’enfant atypique que tu as été» : à la marche blanche de Narbonne, la mère de Louis rend hommage à son fils Ce dimanche 5 juillet,

# «Je n’étais pas préparée à l’enfant atypique que tu as été» : à la marche blanche de Narbonne, la mère de Louis rend hommage à son fils Ce dimanche 5 juillet, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Narbonne pour une marche blanche en hommage à Louis, un adolescent de 17 ans lynché à mort le 19 juin dernier sur un chantier de la ville. Lors de cette prise de parole publique, sa mère, Amandine C., a livré un témoignage poignant, évoquant «le lien indéfectible» qui les unissait et appelant à davantage de fermeté sur le plan judiciaire. ## Un hommage marqué par l'émotion et la musique Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, ce rassemblement baptisé «La dernière marche» a été organisé à l'initiative de la famille maternelle de Louis. Une chanson écrite par l'adolescent à l'adresse de sa mère a été diffusée alors que la famille se tenait derrière une banderole, près du site où Louis a été passé à tabac. «Merci Maman de m'avoir donné l'envie, merci maman de m'avoir souri sous l'orage», disent les paroles. «Maman écoute, j'ai trop de choses sur le cœur, combien de fois tu as essuyé mes pleurs ?» Dans le silence, la foule a écouté ce titre résonner, face à la mère de Louis, très émue. À ses côtés se tenait la tante du garçon, Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire. La mère de Louis a déclaré : «Je n'étais pas préparée à l'enfant atypique que tu as été», avant d'ajouter : «Je n'ai pas envie de te dire au revoir, j'en suis incapable.» Ces mots, rapportés par l'agence AFP, illustrent la douleur d'une mère confrontée à la perte brutale de son fils. ## Une mobilisation politique controversée Ce rassemblement a également attiré plusieurs personnalités politiques de droite nationaliste, au premier rang desquelles l'eurodéputée Marion Maréchal et le dirigeant de Reconquête !, Éric Zemmour. Leur présence pourrait susciter des interrogations quant à la récupération politique de ce drame, bien que la famille de Louis n'ait pas officiellement pris position sur cette question. Selon des sources locales, la marche blanche s'est déroulée dans un climat de recueillement, mais également de tension latente, certains participants exprimant leur colère face à un système judiciaire qu'ils jugent trop laxiste. La mère de Louis a en effet appelé à davantage de fermeté sur le plan pénal, sans pour autant préciser les mesures concrètes qu'elle souhaiterait voir adoptées. ## Un contexte judiciaire toujours en cours L'enquête sur le lynchage de Louis, survenu le 19 juin dernier sur un chantier de Narbonne, se poursuit. Les circonstances exactes du drame restent à éclaircir, et plusieurs suspects auraient été placés en garde à vue, selon des informations non confirmées officiellement. La famille de la victime, qui dénonce un «acte de violence gratuite», attend désormais les résultats de l'instruction. Cette affaire intervient dans un contexte où les violences entre jeunes sont en hausse dans certaines zones urbaines, notamment dans le sud de la France. Selon des données du ministère de l'Intérieur, les agressions commises par des mineurs auraient augmenté de 12 % en 2025 par rapport à l'année précédente, un chiffre qui alimente les débats sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de sanction. Alors que la marche blanche s'achevait, la mère de Louis a lancé un appel à l'unité : «Ne laissez pas la haine prendre le pas sur l'amour que j'ai pour mon fils.» Un message qui résonne comme une mise en garde contre toute instrumentalisation de ce drame, alors que les proches de l'adolescent espèrent que justice sera rendue. Les prochains jours devraient être décisifs dans l'avancée de l'enquête, tandis que la ville de Narbonne tente de panser ses plaies.