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« J’avais cinq maisons, tout a été englouti » : au Népal, l’armée et la population au secours des victimes de la catastrophe

Une · · Par Claire BERNARD

« J’avais cinq maisons, tout a été englouti » : au Népal, l’armée et la population au secours des victimes de la catastrophe

Les stigmates de la catastrophe qui a frappé le Népal le 26 août 2026 restent visibles en ce vendredi matin dans la bourgade de Bidur, où une couche grisâtre et

Les stigmates de la catastrophe qui a frappé le Népal le 26 août 2026 restent visibles en ce vendredi matin dans la bourgade de Bidur, où une couche grisâtre et boueuse recouvre désormais la route filant vers la frontière chinoise. Selon des informations rapportées par Le Figaro, dont l’envoyé spécial Emmanuel Derville s’est rendu sur place, l’immense coulée de boue, de glace et de roche a dévalé la rivière Trishuli, emportant tout sur son passage et faisant près de 550 morts, ce qui en ferait l’un des pires cataclysmes de l’histoire du pays. ### Une mobilisation nationale face à l’ampleur des destructions L’État népalais semblerait mobiliser ses maigres moyens aériens pour tenter de porter secours aux sinistrés, tandis que la population locale s’organise pour pallier les défaillances logistiques. Dans cette petite ville, le marché principal et toutes les maisons situées à moins de cent mètres alentour ont été engloutis par la coulée, réduisant à néant les biens de nombreuses familles. Un habitant, cité par le correspondant du Figaro, témoigne : « J’avais cinq maisons, tout a été englouti », illustrant l’ampleur des pertes matérielles et humaines subies par les résidents. Par ailleurs, des milliers d’habitants ayant réchappé à la crue et vivant de l’autre côté de la rivière se retrouvent coupés du monde, sans ravitaillement possible. Il semblerait en effet que la remontée en amont soit impossible, isolant de fait ces communautés qui dépendent désormais entièrement des opérations de secours. Cette situation pourrait perdurer plusieurs semaines, d’autant plus que les infrastructures locales ont été lourdement endommagées. ### Des opérations de déblaiement qui s’annoncent longues Quatre bulldozers tentent actuellement de se frayer un chemin, repoussant la boue vers le bas-côté pour essayer de rétablir une voie praticable, selon les images captées par Navesh Chitrakar pour Reuters. Leurs lames s’enfoncent dans la matière sablonneuse, leurs roues patinent, rendant chaque mètre gagné particulièrement difficile. Un véritable travail de fourmi qui risque de durer des semaines, comme le soulignent les observateurs présents sur place. Des secouristes et des scouts, pelles en main, se dirigent vers les engins pour tenter de dégager ce qui peut encore l’être, dans un élan de solidarité qui caractérise la réponse locale à la catastrophe. Cependant, les moyens disponibles semblent dérisoires face à l’étendue des dégâts, et les autorités pourraient être contraintes de solliciter une aide internationale supplémentaire si la situation venait à se dégrader davantage. ### Une catastrophe aux causes multiples et aux conséquences durables Cette inondation soudaine, survenue dans le district de Nuwakot, s’inscrit dans un contexte de vulnérabilité accrue du territoire népalais face aux aléas climatiques. Selon des sources locales, la conjugaison de pluies torrentielles et de la fragilité des sols en zone montagneuse aurait provoqué ce glissement massif, dont les répercussions sanitaires et économiques pourraient se faire sentir pendant des mois. Les autorités sanitaires, déjà sollicitées par l’afflux de blessés, devraient également faire face aux risques épidémiologiques liés à la stagnation des eaux boueuses. La reconstruction, quant à elle, s’annonce comme un défi de taille pour un pays dont les ressources financières demeurent limitées. Les pertes agricoles, la destruction des habitations et la paralysie des voies de communication risquent en effet de plonger des milliers de foyers dans une précarité prolongée, d’autant plus que l’approche de la saison des pluies pourrait compliquer encore les opérations de réhabilitation.