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Iran: des centaines de condamnés à mort en grève de la faim pour «faire entendre leur voix à l'étranger»

Monde · · Par Claire BERNARD

Iran: des centaines de condamnés à mort en grève de la faim pour «faire entendre leur voix à l'étranger»

# Iran : des centaines de condamnés à mort en grève de la faim pour « faire entendre leur voix à l'étranger » Alors que les tensions entre Washington et Téhéran

# Iran : des centaines de condamnés à mort en grève de la faim pour « faire entendre leur voix à l'étranger » Alors que les tensions entre Washington et Téhéran connaissent une nouvelle escalade, la République islamique d'Iran intensifie parallèlement sa répression intérieure. Selon des informations rapportées par RFI, des centaines de condamnés à mort auraient entamé une grève de la faim depuis six jours, dans l'espoir d'éviter l'exécution de leurs codétenus et de faire entendre leur voix au-delà des frontières. ## Un mouvement collectif inédit dans les prisons iraniennes Ce mouvement de protestation, qui concernerait plusieurs centaines de détenus condamnés à la peine capitale, s'inscrirait dans un contexte de recours massif à la peine de mort par les autorités iraniennes. D'après des sources concordantes citées par RFI, les grévistes de la faim chercheraient à attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation des prisonniers politiques et des condamnés à mort dans le pays. Ce mode d'action, particulièrement risqué dans l'environnement carcéral iranien, témoignerait d'un désespoir profond face à l'accélération des exécutions. Les conditions de détention, déjà extrêmement précaires, pourraient se dégrader davantage pour ces prisonniers qui refusent toute nourriture depuis près d'une semaine. ## La peine de mort comme instrument de gouvernance Le recours à la peine de mort de manière massive constituerait, selon les observateurs, l'un des outils habituels de la République islamique pour gouverner par la peur. Les organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont régulièrement dénoncé le nombre élevé d'exécutions en Iran, qui figurerait parmi les plus importants au monde. Cette pratique s'inscrirait dans un durcissement plus large de l'appareil répressif iranien, qui toucherait aussi bien les opposants politiques que les minorités ethniques ou religieuses. Les condamnations pour trafic de drogue, souvent passibles de la peine capitale, représenteraient une part significative des exécutions, bien que les observateurs estiment que de nombreux condamnés seraient en réalité des prisonniers politiques. ## Un contexte géopolitique tendu Cette mobilisation des condamnés à mort intervient dans un climat de fortes tensions entre l'Iran et les États-Unis, qui pourrait avoir des répercussions sur la situation intérieure iranienne. Selon des analystes, le régime de Téhéran aurait tendance à renforcer sa répression en période de crise internationale, afin de prévenir toute contestation interne. Les grévistes de la faim espéreraient ainsi que leur action puisse être relayée par les médias étrangers et les organisations internationales, exerçant une pression sur les autorités iraniennes. La guerre en cours entre les deux pays, bien que principalement militaire et diplomatique, pourrait également avoir des conséquences sur le traitement réservé aux prisonniers politiques, souvent considérés comme des otages potentiels dans les négociations internationales. ## Des perspectives incertaines pour les grévistes L'issue de cette grève de la faim reste pour l'heure difficile à anticiper. Les autorités iraniennes n'auraient pas officiellement réagi à ce mouvement, et il est possible que la répression s'abatte sur ses participants. Les précédentes tentatives de protestation collective dans les prisons iraniennes auraient été durement réprimées, avec des transferts vers des établissements pénitentiaires plus isolés ou des mises à l'isolement prolongées. La communauté internationale, bien que régulièrement saisie de ces questions, n'aurait que rarement obtenu des avancées concrètes dans la protection des condamnés à mort iraniens. Cette grève de la faim pourrait toutefois constituer un ultime recours pour ces détenus, qui n'auraient plus rien à perdre face à la perspective d'une exécution imminente.