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Ingérence chinoise, machines truquées, électeurs illégaux... Les «fake news» de Donald Trump sur la fraude électorale

Une · · Par Claire BERNARD

Ingérence chinoise, machines truquées, électeurs illégaux... Les «fake news» de Donald Trump sur la fraude électorale

# Ingérence chinoise, machines truquées, électeurs illégaux... Les «fake news» de Donald Trump sur la fraude électorale Le président américain Donald Trump a re

# Ingérence chinoise, machines truquées, électeurs illégaux... Les «fake news» de Donald Trump sur la fraude électorale Le président américain Donald Trump a relancé, jeudi 16 juillet 2026, des accusations non étayées de fraude électorale lors d'un discours à la nation, ciblant notamment la Chine et le Venezuela. Selon des informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP, la Maison-Blanche a déclassifié le même jour des documents des services de renseignement que Donald Trump présente comme la preuve de ses allégations, bien qu'aucune vérification indépendante n'ait encore confirmé ces affirmations. ## Des accusations de piratage chinois sans fondement établi ### Une théorie déjà réfutée par les services de renseignement Donald Trump a accusé Pékin d'être à l'origine du «plus grand piratage de données électorales de l'histoire», selon les termes rapportés par Le Figaro. Le président américain affirme que la Chine aurait dérobé des fichiers d'électeurs lors de l'élection présidentielle de 2020. Cependant, ces allégations n'ont jamais été corroborées par des enquêtes officielles. Plus de 60 actions en justice ont été menées à l'époque sans mettre au jour de fraude susceptible de modifier le résultat du scrutin. Même au sein de l'administration Trump, des responsables auraient rejeté à plusieurs reprises ces accusations, selon des sources proches du dossier. ### Un contexte de tensions géopolitiques Ces accusations interviennent dans un climat de relations déjà tendues entre Washington et Pékin. Le président américain semble vouloir instrumentaliser la menace chinoise pour justifier sa position sur une prétendue fraude électorale. Toutefois, aucune agence de renseignement américaine n'a publiquement confirmé que Pékin aurait ciblé spécifiquement les données électorales de 2020. Les documents déclassifiés par la Maison-Blanche n'ont pas encore été examinés par des experts indépendants, ce qui laisse planer un doute sur leur contenu réel et leur interprétation. ## Machines truquées par le Venezuela et électeurs non citoyens ### Une théorie du complot sans preuve Donald Trump a également suggéré que le Venezuela pourrait manipuler les machines de vote électronique utilisées lors des élections américaines. Cette accusation, rapportée par Le Figaro, s'inscrit dans une série de théories du complot déjà évoquées par le président lors de la campagne de 2020. Les entreprises fabriquant ces machines, notamment Dominion Voting Systems, ont toujours nié toute vulnérabilité permettant une ingérence étrangère. Plusieurs audits et recomptages effectués dans des États clés comme l'Arizona, la Géorgie ou le Michigan n'ont révélé aucune anomalie significative. ### La question des électeurs non citoyens Le président américain a également évoqué la présence d'électeurs non citoyens dans les listes électorales, une affirmation récurrente dans son discours politique. Selon des enquêtes menées par des médias américains, notamment le Washington Post, les cas avérés de vote par des non-citoyens sont extrêmement rares et ne pourraient en aucun cas influencer le résultat d'une élection nationale. Les systèmes de vérification d'identité et de citoyenneté mis en place par les États seraient suffisamment robustes pour empêcher ce type de fraude à grande échelle. ## Une stratégie politique contestée ### Des accusations déjà rejetées par la justice Donald Trump affirme que Joe Biden a «volé» sa victoire lors de l'élection de 2020, des accusations qui n'ont jamais été prouvées, comme le rappelle Le Figaro. Plus de 60 recours judiciaires ont été intentés par l'équipe Trump et ses alliés, sans qu'aucun tribunal, y compris la Cour suprême, ne retienne leurs arguments. Même l'ancien procureur général William Barr, pourtant loyal au président, avait déclaré en décembre 2020 n'avoir trouvé «aucune preuve de fraude à une échelle qui aurait pu changer le résultat de l'élection». ### Un discours qui fragilise la démocratie américaine En réitérant ces accusations sans fondement, Donald Trump continue de saper la confiance des Américains dans leur système électoral. Selon des observateurs politiques, cette stratégie pourrait viser à mobiliser sa base électorale en vue des prochaines échéances, mais elle risque également d'alimenter les tensions politiques et de fragiliser les institutions démocratiques. Les documents déclassifiés par la Maison-Blanche devront être examinés par des experts indépendants pour déterminer s'ils apportent réellement des éléments nouveaux, ou s'ils ne constituent qu'une nouvelle tentative de réécrire l'histoire électorale de 2020.